Comparateur PEA / compte-titres
Ce que chaque enveloppe vous laisse réellement, selon votre durée de détention. Fiscalité des dividendes, seuil des cinq ans et transmission au décès compris.
Simulateur
Au terme de 15 ans, le plan d'épargne en actions laisse 237 260 € nets contre 218 739 € pour le compte-titres, soit 18 521 € d'écart. Pour obtenir le même résultat, un compte-titres devrait dégager 0,97 % de rendement annuel supplémentaire.
Le seul chiffre qui permette de trancher
Le plan est nécessairement moins taxé. La vraie question est donc de savoir si l'univers d'investissement plus large d'un compte-titres — actions américaines, émergentes, titres vifs non éligibles — compense cet écart.
Un compte-titres devrait dégager 0,97 % de rendement annuel supplémentaire, chaque année et pendant toute la durée, pour aboutir au même capital net.
La trajectoire des deux enveloppes
| Échéance | Plan d'épargne en actions | Compte-titres | Écart |
|---|---|---|---|
| Année 1 | 59 000 € | 58 686 € | 314 € |
| Année 5 | 100 734 € | 98 354 € | 2 380 € |
| Année 10 | 168 627 € | 161 167 € | 7 460 € |
| Année 15 | 259 484 € | 242 766 € | 16 718 € |
Valeurs brutes, avant imposition de sortie. L'écart s'y creuse par le seul effet du frottement fiscal annuel sur les dividendes du compte-titres.
Votre effort d'épargne dépasse le plafond de versement du plan. La simulation dirige l'excédent, soit , vers un compte-titres : c'est la solution mixte que vous devrez retenir en pratique.
Prélèvements sociaux appliqués en 2041 : 18,6 %. Prélèvement forfaitaire unique : 31,4 %.
Ce que votre situation permet d'optimiser
- Le compte-titres devrait dégager 1,0 % de plus, chaque année Le plan d'épargne en actions est nécessairement moins taxé : la question n'est donc pas de savoir quelle enveloppe coûte le moins cher, mais si un univers d'investissement plus large justifie l'écart de 18 521 €. C'est le seul chiffre qui permette de trancher, et il se compare à votre stratégie : viser les marchés américains ou émergents peut le justifier, ou non.
- Les dividendes vous coûtent 12 014 € en cours de route Dans un compte-titres, chaque dividende est imposé l'année de son versement : la somme prélevée ne travaille plus jamais. Dans le plan, les dividendes sont réinvestis sans imposition et continuent de produire des intérêts. C'est ce frottement, invisible année après année, qui explique l'essentiel de l'écart sur les stratégies distributives.
- L'assurance-vie est passée à 17,2 % là où vous serez à 18,6 % Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les produits de placement sont relevés, mais l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, les revenus et plus-values immobiliers ainsi que les plans d'épargne logement ont échappé à la hausse. Cet écart, nouveau, change les arbitrages de long terme : sur une détention longue, il s'ajoute à l'avantage successoral de l'assurance-vie.
- Au décès, les deux enveloppes ne se comportent pas du tout de la même façon Le plan d'épargne en actions est clôturé : les prélèvements sociaux deviennent exigibles sur la totalité des gains, puis les avoirs entrent dans la succession. Le compte-titres, lui, est transmis avec purge de la plus-value latente : les héritiers reprennent les titres à leur valeur au jour du décès, et la plus-value accumulée du vivant échappe définitivement à l'impôt. Sur un patrimoine destiné à être transmis plutôt que consommé, ce mécanisme peut inverser complètement la comparaison.
Recevoir le rapport complet
Le rapport reprend votre situation, détaille le calcul étape par étape, chiffre vos leviers d'optimisation et précise les limites de la simulation. Il vous est adressé immédiatement, au format PDF, et reste utilisable face à votre banquier, votre notaire ou votre expert-comptable.
Votre situation dépasse ce qu'un simulateur peut traiter correctement : plusieurs arbitrages dépendent d'éléments qu'aucun formulaire ne peut connaître. Un échange direct sera plus utile.
Réserver un échange avec Bruno LagorceLa question n’est pas celle que l’on croit
« PEA ou compte-titres ? » Posée ainsi, la question n’a pas d’intérêt : le plan d’épargne en actions est toujours moins taxé. Après cinq ans, ses gains échappent à l’impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux. Un compte-titres subit le prélèvement forfaitaire unique, à l’entrée comme à la sortie.
La vraie question est ailleurs. Le plan n’accepte que des titres européens éligibles. Renoncer aux actions américaines, aux marchés émergents, à certains titres vifs ou à certains fonds, a un coût d’opportunité. La seule formulation utile est donc :
De combien un compte-titres doit-il surperformer, chaque année, pour compenser son désavantage fiscal ?
C’est ce que calcule ce simulateur. Et la réponse est remarquablement stable :
| Durée | Capital net en PEA | Capital net en compte-titres | Écart | Surperformance requise |
|---|---|---|---|---|
| 5 ans | 127 532 € | 122 913 € | 4 618 € | 1,06 % par an |
| 10 ans | 164 375 € | 152 678 € | 11 697 € | 1,00 % par an |
| 20 ans | 279 661 € | 241 575 € | 38 086 € | 0,91 % par an |
| 30 ans | 486 120 € | 391 591 € | 94 529 € | 0,85 % par an |
Quelle que soit la durée, l’ordre de grandeur est le même : environ un point de rendement annuel supplémentaire. C’est le repère à retenir. Si vous estimez qu’un univers d’investissement mondial vous rapportera durablement plus d’un point par an qu’un univers européen, le compte-titres se défend. Sinon, le plan gagne.
Ce qui change vraiment entre les deux enveloppes
Le frottement annuel des dividendes
C’est le mécanisme le plus sous-estimé. Dans un compte-titres, chaque dividende est imposé l’année de son versement. La somme prélevée ne travaille plus jamais. Dans le plan, les dividendes sont réinvestis sans imposition et continuent à produire des intérêts pendant toute la durée.
Sur 100 000 € placés vingt ans à 6 %, l’écart final dépend directement de la part distribuée :
| Part distribuée | Impôt payé en cours de route | Écart final |
|---|---|---|
| 0 % — capitalisation pure | 0 € | 28 251 € |
| 2 % | 21 601 € | 38 086 € |
| 4 % | 40 425 € | 47 186 € |
| 6 % — tout distribué | 56 782 € | 55 608 € |
Autrement dit : plus votre stratégie est distributive, plus le plan est avantageux. Sur une stratégie de rendement, l’écart double presque.
À l’inverse, une stratégie de pure capitalisation — fonds indiciels capitalisants, actions de croissance qui ne versent rien — réduit sensiblement l’avantage du plan. C’est un point rarement dit : un compte-titres logeant uniquement des fonds capitalisants est bien moins pénalisé qu’on ne l’imagine, puisqu’il ne subit alors que l’imposition de sortie.
Le prix de revient, que presque personne ne modélise
Lorsque les dividendes nets sont réinvestis dans un compte-titres, ils augmentent le prix de revient des titres. La plus-value imposable à la sortie s’en trouve réduite d’autant. Ignorer ce mécanisme conduit à surestimer l’impôt final et à exagérer l’écart entre les deux enveloppes. Ce simulateur en tient compte.
Les cinq ans
L’exonération d’impôt sur le revenu n’est acquise qu’après cinq ans de détention, comptés depuis le premier versement, et non depuis le moment où vous investissez réellement. Avant ce délai, les gains supportent exactement la même fiscalité qu’un compte-titres.
Conséquence pratique : ouvrir un plan avec quelques centaines d’euros, même sans stratégie immédiate, démarre le compteur. C’est l’un des rares gestes patrimoniaux gratuits, sans inconvénient, et irréversiblement favorables. Nous le recommandons systématiquement.
Le plafond
Le plan est limité à 150 000 € de versements, 225 000 € en cumulant un PEA-PME. Ce plafond porte sur les versements, jamais sur la valeur atteinte : un plan alimenté à hauteur de 150 000 € et valorisé à 400 000 € reste parfaitement régulier.
Au-delà, les versements doivent rejoindre un compte-titres. La bonne pratique consiste alors à loger dans le plan les actifs les plus dynamiques et les plus distributifs, et à réserver le compte-titres à ce qui n’y est pas éligible. C’est l’allocation entre les deux, et non le choix de l’une contre l’autre, qui produit l’écart.
Ce que la hausse des prélèvements sociaux de 2026 a changé
Depuis le 1er janvier 2026, en application de l’article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, la contribution sociale généralisée sur les produits de placement est passée de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux atteignent donc 18,6 %, et le prélèvement forfaitaire unique 31,4 %.
Le PEA et le compte-titres sont l’un et l’autre concernés. Mais plusieurs enveloppes ont échappé à la hausse et restent à 17,2 % :
- l’assurance-vie et les contrats de capitalisation ;
- les revenus fonciers et les plus-values immobilières ;
- les plans et comptes d’épargne logement, ainsi que les plans d’épargne populaire.
Cet écart de 1,4 point est nouveau, et il modifie les arbitrages de long terme. Sur une détention longue destinée à être transmise, il s’ajoute à l’avantage successoral de l’assurance-vie. C’est un élément que peu de comparatifs ont encore intégré.
Sources : article L136-8 du code de la sécurité sociale, article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.
Le point que la fiscalité de sortie masque : la transmission
Les deux enveloppes ne se comportent pas du tout de la même façon au décès, et cette différence peut inverser complètement la comparaison.
Le plan d’épargne en actions est clôturé. Les prélèvements sociaux deviennent exigibles sur la totalité des gains accumulés, puis les avoirs entrent dans la succession et supportent les droits.
Le compte-titres est transmis avec purge de la plus-value latente. Les héritiers reprennent les titres à leur valeur au jour du décès : toute la plus-value accumulée du vivant échappe définitivement à l’impôt sur la plus-value. Seuls les droits de succession s’appliquent.
Sur un patrimoine destiné à être transmis plutôt que consommé, ce mécanisme peut suffire à renverser l’arbitrage — d’autant que l’écart fiscal calculé plus haut suppose une sortie de votre vivant. Pour chiffrer la part successorale de l’équation, notre simulateur de droits de succession complète utilement cette comparaison.
Trois situations concrètes
À compléter avec la matière métier de Bruno Lagorce. Trois cas réels anonymisés : un épargnant qui a ouvert un plan tardivement et l’a regretté, une situation où le compte-titres était objectivement le bon choix, et un dossier où l’allocation entre les deux enveloppes a produit un écart significatif. Prévoir 20 à 30 minutes de dictée ou de notes brutes.
Épargnant régulier : 50 000 € et 6 000 € par an pendant quinze ans
Avec un rendement de 6 % dont 2 % de dividendes, 140 000 € versés deviennent 237 260 € nets en plan contre 218 739 € en compte-titres, soit 18 521 € d’écart. Sur la période, le compte-titres aura payé 12 014 € d’impôt sur des dividendes qu’il a pourtant intégralement réinvestis.
Patrimoine financier important
Au-delà de 150 000 € de versements, la question ne se pose plus en ces termes : les deux enveloppes coexistent nécessairement. L’enjeu devient l’allocation — quels actifs loger où — et il pèse davantage que le choix initial.
Horizon inférieur à cinq ans
Aucun avantage fiscal de sortie : les gains du plan sont imposés comme ceux d’un compte-titres. Seul subsiste l’avantage du réinvestissement non imposé des dividendes. Si l’argent doit être disponible à court terme, d’autres enveloppes sont plus adaptées.
Questions fréquentes
Quelle est la fiscalité du PEA après 5 ans ?
Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, portés à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026. Un retrait effectué après cinq ans n’entraîne plus la clôture du plan et n’empêche plus les versements ultérieurs, depuis la loi PACTE de 2019.
Quelle est la fiscalité d’un compte-titres ?
Les dividendes sont imposés l’année de leur versement et les plus-values lors de la vente des titres, dans les deux cas au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif reste possible et peut être plus favorable aux contribuables faiblement imposés.
Peut-on avoir à la fois un PEA et un compte-titres ?
Oui, et c’est la configuration la plus fréquente au-delà d’un certain patrimoine. On ne peut détenir qu’un seul PEA par personne, plafonné à 150 000 € de versements, alors que le nombre de comptes-titres est libre. La bonne pratique consiste à saturer d’abord le plan avec les actifs éligibles les plus performants et les plus distributifs, puis à utiliser le compte-titres pour tout le reste.
Le plafond du PEA porte-t-il sur les versements ou sur la valeur du plan ?
Uniquement sur les versements. Un plan alimenté à hauteur de 150 000 € et valorisé à 500 000 € grâce aux performances reste parfaitement régulier : c’est même l’objectif recherché. Seuls les versements nouveaux sont bloqués une fois le plafond atteint.
Que se passe-t-il si je retire avant 5 ans ?
Le retrait entraîne en principe la clôture du plan, et les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique, soit 31,4 %. Certains cas permettent un retrait anticipé sans clôture, notamment la création ou la reprise d’une entreprise, le licenciement, l’invalidité ou la mise à la retraite anticipée.
Peut-on investir en actions américaines dans un PEA ?
Pas directement : le plan est réservé aux titres de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou dans l’Espace économique européen. Il existe toutefois des fonds indiciels dits synthétiques, éligibles au plan, qui répliquent la performance d’indices non européens comme le S&P 500 ou le MSCI World. Ils comportent un risque de contrepartie et des frais spécifiques, à examiner avant de les retenir.
Que devient le PEA au décès ?
Il est clôturé. Les prélèvements sociaux deviennent exigibles sur la totalité des gains accumulés, puis les avoirs entrent dans la succession. Le compte-titres, à l’inverse, est transmis avec purge de la plus-value latente : les héritiers reprennent les titres à leur valeur au jour du décès, et la plus-value accumulée du vivant échappe définitivement à l’impôt. Sur un patrimoine destiné à la transmission, ce point peut inverser la comparaison.
Aller plus loin
Cette comparaison isole la variable fiscale. Dans un patrimoine réel, elle s’articule avec d’autres questions : les frais de l’établissement, souvent plus lourds que l’écart fiscal lui-même ; la place de l’assurance-vie, désormais avantagée sur les prélèvements sociaux ; l’horizon de sortie ; et la destination finale des capitaux.
Pour prolonger : notre simulateur d’impôt sur le revenu vous donne la tranche marginale utile à l’arbitrage entre prélèvement forfaitaire et barème, et notre simulateur PER chiffre l’alternative de l’épargne retraite déductible. Si votre situation dépasse le cadre de cette comparaison, un échange direct sera plus utile.
À lire également : choisir entre PEA et compte-titres selon son profil, les différences entre PEA et compte-titres et les avantages fiscaux du compte-titres.
Qui a conçu cet outil
Bruno Lagorce , conseiller en gestion de patrimoine indépendant à Toulouse et Albi.
ORIAS n° 17005343 — [Entrepreneur individuel - Délégation de carte T n° ADC 3402 2023 000 002 006 Délivrée par la CCI de l’Hérault Garantie financière et assurance RCP n°127 128 662]
Les paramètres de calcul de cet outil — barème de l'impôt, plafonds, abattements — proviennent des sources officielles et sont contrôlés automatiquement chaque semaine. Chaque valeur affichée est datée et sa source est indiquée. Les résultats du moteur sont comparés à ceux du moteur socio-fiscal public OpenFisca sur une série de situations de référence, y compris les cas limites où les simulateurs se trompent le plus souvent.
Autres outils utiles
- Retraite Le capital nécessaire pour maintenir votre niveau de vie, et l'effort d'épargne correspondant. Avec le coût de chaque année d'attente, chiffré.
- Simulateur PER Combien un versement sur votre PER vous fait économiser d'impôt cette année, et quel plafond vous pouvez encore utiliser.
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Cette simulation est fournie à titre indicatif. Elle repose sur les seules informations que vous avez saisies et sur la réglementation en vigueur à la date indiquée. Elle ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation, ni une incitation à souscrire, et n'a aucune valeur contractuelle.
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