Simulateur PER : votre économie d’impôt réelle
Combien un versement sur votre PER vous fait économiser d'impôt cette année, et quel plafond vous pouvez encore utiliser. Le calcul applique le barème de l'impôt sur le revenu 2025 et le plafond de la Sécurité sociale 2025 (47 100 €), conformément à l'article 163 quatervicies du code général des impôts.
Simulateur
Un versement de 8 000 € sur un PER fait passer l'impôt de 14 994 € à 12 594 €, soit une économie de 2 400 €. L'effort réel d'épargne est donc de 5 600 €, pour un capital placé de 8 000 €.
- Impôt sans versement
- 14 994 €
- Impôt après versement
- 12 594 €
- Tranche marginale
- 30 %
- Taux réel d'économie
- 30,0 %
- Plafond de l'année
- 11 460 €
- Plafond total disponible
- 11 460 €
0 € de votre versement dépassent votre plafond de déduction : cette fraction reste investie, mais ne procure aucune économie d'impôt.
Le barème applicable aux revenus 2026 sera fixé par la prochaine loi de finances. Le calcul retient donc le dernier barème publié, celui des revenus 2025.
Ce que votre situation permet d'optimiser
- Il vous reste du plafond à utiliser Votre plafond de déduction n'est pas entièrement mobilisé : il vous reste 3 460 €. Les utiliser représenterait une économie d'impôt supplémentaire de 1 038 €. Ce plafond annuel n'est pas indéfiniment reportable : la fraction la plus ancienne est définitivement perdue au terme de la troisième année.
- Vos reports des trois dernières années ne sont pas pris en compte Cette simulation ne retient que votre plafond de l'année. Vos reports figurent sur votre avis d'imposition, rubrique « Plafond épargne retraite ». Ils représentent fréquemment plusieurs milliers d'euros de capacité de déduction supplémentaire, et c'est le premier chiffre à vérifier avant tout versement.
Recevoir le rapport complet
Le rapport reprend votre situation, détaille le calcul étape par étape, chiffre vos leviers d'optimisation et précise les limites de la simulation. Il vous est adressé immédiatement, au format PDF, et reste utilisable face à votre banquier, votre notaire ou votre expert-comptable.
Votre situation dépasse ce qu'un simulateur peut traiter correctement : plusieurs arbitrages dépendent d'éléments qu'aucun formulaire ne peut connaître. Un échange direct sera plus utile.
Réserver un échange avec Bruno LagorceComment cette économie d’impôt est calculée
Un versement sur un plan d’épargne retraite se déduit de votre revenu imposable. Il ne s’agit ni d’une réduction ni d’un crédit d’impôt : le versement diminue la base sur laquelle le barème progressif s’applique. L’économie dépend donc entièrement de votre tranche marginale d’imposition.
Le calcul se fait en trois temps.
1. Votre impôt est calculé sans le versement
Vos revenus professionnels sont d’abord diminués de la déduction forfaitaire de 10 % pour frais professionnels. Le résultat est divisé par votre nombre de parts, le barème progressif lui est appliqué, puis le montant obtenu est multiplié par le nombre de parts. Le plafonnement des effets du quotient familial, puis la décote, sont ensuite appliqués.
2. Le même calcul est refait avec le versement déduit
Le versement, retenu dans la limite de votre plafond, est soustrait du revenu imposable, et l’impôt est intégralement recalculé.
3. L’économie est la différence entre les deux
C’est le seul mode de calcul exact. Beaucoup de simulateurs se contentent de multiplier le versement par la tranche marginale : le résultat est faux dès que le versement fait franchir un seuil de tranche vers le bas, ce qui est fréquent. Ce simulateur affiche d’ailleurs le taux réel d’économie, généralement inférieur à la tranche marginale affichée : c’est le chiffre qui compte pour décider.
Le barème appliqué
Barème de l’impôt sur le revenu applicable aux revenus 2025, issu de l’article 197 du code général des impôts.
| Fraction du revenu par part | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Source : Service-Public.fr — Barème de l’impôt sur le revenu. Valeurs contrôlées automatiquement chaque semaine.
Votre plafond de déduction
Le montant déductible n’est pas libre. Il obéit à deux régimes distincts, selon votre statut.
Si vous êtes salarié
Le plafond correspond à 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente, nets de frais professionnels, retenus dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Un plancher garantit une déduction minimale égale à 10 % de ce plafond, même en l’absence de revenus.
Avec le plafond de la Sécurité sociale 2025, fixé à 47 100 €, la déduction est donc comprise entre 4 710 € et 37 680 € pour un versement effectué en 2026.
Si vous êtes travailleur non salarié
Le régime, prévu à l’article 154 bis du code général des impôts, est nettement plus favorable : 10 % du bénéfice imposable retenu dans la limite de huit plafonds, majorés de 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre un et huit plafonds. Un dirigeant déclarant 100 000 € de bénéfice dispose ainsi d’un plafond de 17 791 €, contre 10 000 € s’il avait été salarié au même niveau de revenu.
C’est l’un des écarts les moins connus, et l’un des plus significatifs pour un chef d’entreprise. Il justifie souvent d’examiner l’articulation entre rémunération, dividendes et épargne retraite — un arbitrage que nous traitons dans notre accompagnement patrimonial.
Les reports, systématiquement oubliés
Un plafond non utilisé n’est pas perdu immédiatement : il se reporte sur les trois années suivantes. Beaucoup de contribuables disposent ainsi de plusieurs dizaines de milliers d’euros de capacité de déduction sans le savoir. Le montant exact figure sur votre avis d’imposition, à la rubrique « Plafond épargne retraite ».
C’est le premier chiffre à vérifier avant tout versement de fin d’année, en particulier si vos revenus ont fortement augmenté : la fraction la plus ancienne est définitivement perdue au terme de la troisième année.
Trois situations concrètes
À compléter avec la matière métier de Bruno Lagorce. Trois cas réels anonymisés issus de dossiers traités, avec pour chacun : la situation de départ, le montant versé, l’économie obtenue, et surtout l’arbitrage retenu et pourquoi. C’est le bloc qui distingue cette page de toutes les autres — aucun concurrent ne peut le copier. Prévoir 20 à 30 minutes de dictée ou de notes brutes.
Cadre salarié, 75 000 € de revenus, marié, deux enfants
Contrairement à ce que beaucoup supposent, ce foyer n’est pas dans la tranche à 30 % : avec trois parts, le revenu par part s’établit à 22 500 €, donc la tranche marginale est de 11 %. Le plafond annuel de déduction atteint 6 750 €, mais un versement de 6 000 € ne procure que 814 € d’économie, pour un effort réel de 5 186 €. Vérifier sa tranche marginale avant de verser évite ce genre de déconvenue — c’est précisément l’objet de notre simulateur d’impôt sur le revenu.
Dirigeant non salarié, 120 000 € de bénéfice
Tranche marginale à 41 %. Le régime des travailleurs non salariés porte le plafond à 22 791 €, contre 10 800 € sous le régime salarié au même niveau de revenu — plus du double. Un versement de 20 000 € procure 8 200 € d’économie d’impôt sur une seule année.
Couple proche de la retraite, 95 000 € de revenus
Tranche marginale à 30 %, plafond annuel de 8 550 €. Un versement de 8 000 € procure 2 400 € d’économie. Mais la question n’est plus seulement l’économie immédiate : elle porte sur l’écart entre la tranche marginale d’aujourd’hui et celle de la retraite. Si le revenu doit fortement baisser, la déduction conserve tout son intérêt. Dans le cas contraire, l’avantage se réduit fortement.
Ce que ce simulateur ne vous dit pas
Un simulateur honnête indique ses limites. Quatre points doivent être examinés avant de verser.
L’imposition à la sortie
La déduction à l’entrée n’est pas un cadeau, c’est un report. À la sortie, le capital correspondant aux versements déduits est imposé au barème progressif, et les gains au prélèvement forfaitaire. L’opération n’est réellement gagnante que si votre tranche marginale à la retraite est inférieure à celle d’aujourd’hui — ce qui est fréquent, mais pas systématique, notamment pour les patrimoines générant des revenus fonciers ou mobiliers importants.
Le blocage des sommes
L’épargne est indisponible jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé limitativement énumérés : acquisition de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage, cessation d’activité non salariée après liquidation judiciaire. C’est une contrainte réelle, à mettre en regard de votre épargne de précaution.
Les autres versements qui consomment le plafond
Les cotisations versées sur un PER d’entreprise obligatoire, un ancien contrat article 83 ou un plan d’épargne pour la retraite collectif viennent réduire le plafond disponible. Ce simulateur ne peut pas les connaître : votre avis d’imposition, lui, en tient compte.
La qualité du contrat lui-même
L’économie d’impôt ne dit rien du rendement. Deux PER offrant la même déduction peuvent produire des résultats très différents selon les frais de versement, les frais de gestion, la qualité des supports proposés et les modalités de sortie. Un avantage fiscal de 30 % absorbé par des frais d’entrée de 4 % et une gestion médiocre n’est pas une bonne opération. C’est précisément le sujet sur lequel un conseil indépendant apporte le plus de valeur.
Questions fréquentes
Quel est le plafond de déduction d’un PER en 2026 ?
Pour un salarié, le plafond est égal à 10 % des revenus professionnels de 2025 nets de frais, retenus dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale de 2025, soit un maximum de 37 680 € et un minimum de 4 710 €. Pour un travailleur non salarié, le plafond est calculé sur le bénéfice de l’année du versement : 10 % de ce bénéfice, majorés de 15 % de sa fraction comprise entre un et huit plafonds. À ces montants s’ajoutent les reports non utilisés des trois années précédentes.
Combien un versement de 10 000 € sur un PER fait-il économiser d’impôt ?
L’économie dépend de votre tranche marginale d’imposition. À 30 %, un versement de 10 000 € entièrement déductible procure 3 000 € d’économie ; à 41 %, 4 100 €. Mais le montant exact s’écarte souvent de ce calcul simple, dans les deux sens. Vers le bas d’abord : si le versement fait franchir un seuil de tranche, une partie de la somme n’est plus déduite au taux le plus élevé. Vers le haut ensuite, et c’est beaucoup moins connu : dans la zone où s’applique la décote, l’économie réelle dépasse le taux affiché. Un célibataire déclarant 32 000 €, dont la tranche marginale est de 11 %, obtient ainsi près de 1 600 € d’économie sur un versement de 10 000 €, soit un taux réel de 16 %. Le simulateur ci-dessus effectue le calcul complet et affiche le taux réellement obtenu.
Le PER est-il intéressant si je ne suis pas imposable ?
Non, du moins pas pour la déduction. Sans impôt à réduire, le versement déduit ne procure aucun avantage à l’entrée, tout en bloquant l’épargne jusqu’à la retraite. Il reste possible de renoncer volontairement à la déduction pour bénéficier d’une fiscalité allégée à la sortie, mais ce choix est irréversible et doit être arbitré au cas par cas. En pratique, d’autres enveloppes sont généralement mieux adaptées : le sujet est développé dans notre comparatif PEA ou compte-titres.
Jusqu’à quelle date faut-il verser pour déduire de ses revenus de l’année ?
Le versement doit être effectué avant le 31 décembre de l’année d’imposition, et être effectivement encaissé. En pratique, il faut anticiper : les délais de traitement des établissements en fin d’année sont chargés, et un virement initié le 30 décembre peut être comptabilisé en janvier, donc rattaché à l’année suivante. Un versement réalisé avant la mi-décembre évite ce risque.
Puis-je utiliser le plafond de mon conjoint ?
Oui. Les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune peuvent mutualiser leurs plafonds : le total des deux plafonds individuels, reports compris, peut être utilisé par l’un ou l’autre des conjoints. Cette possibilité doit être expressément demandée dans la déclaration de revenus, en cochant la case prévue à cet effet. Elle est particulièrement utile lorsque l’un des conjoints dispose de revenus nettement supérieurs.
Que se passe-t-il si je verse plus que mon plafond ?
La fraction excédentaire n’est pas déductible et ne procure donc aucune économie d’impôt. Elle reste investie sur le contrat, mais sans avantage fiscal à l’entrée. Ces versements non déduits bénéficient en revanche d’un traitement plus favorable à la sortie, puisqu’ils ne sont pas réimposés au barème. Le simulateur signale explicitement cette situation lorsqu’elle se présente.
Le PER est-il plus intéressant qu’une assurance-vie ?
Les deux enveloppes ne répondent pas au même besoin. Le PER procure un avantage fiscal immédiat mais bloque l’épargne jusqu’à la retraite et l’impose à la sortie. L’assurance-vie n’offre aucune déduction à l’entrée, mais reste disponible à tout moment et bénéficie d’une fiscalité avantageuse après huit ans, ainsi que d’un régime de transmission spécifique. Pour une tranche marginale élevée et un horizon long, le PER prend souvent l’avantage ; en dessous de 30 %, l’arbitrage est beaucoup moins évident. Les deux sont fréquemment complémentaires.
Aller plus loin
Cette simulation donne un ordre de grandeur fiable. Elle ne remplace pas l’examen de votre situation complète : articulation avec vos autres placements, horizon de sortie, régime matrimonial, revenus futurs, transmission. Si votre situation dépasse ce qu’un formulaire peut traiter — plusieurs sources de revenus, statut de dirigeant, patrimoine immobilier significatif —, un échange direct sera plus utile qu’un calcul supplémentaire.
À consulter également : les meilleurs placements pour la retraite et anticiper sa retraite.
Qui a conçu cet outil
Bruno Lagorce , conseiller en gestion de patrimoine indépendant à Toulouse et Albi.
ORIAS n° 17005343 — [Entrepreneur individuel - Délégation de carte T n° ADC 3402 2023 000 002 006 Délivrée par la CCI de l’Hérault Garantie financière et assurance RCP n°127 128 662]
Les paramètres de calcul de cet outil — barème de l'impôt, plafonds, abattements — proviennent des sources officielles et sont contrôlés automatiquement chaque semaine. Chaque valeur affichée est datée et sa source est indiquée. Les résultats du moteur sont comparés à ceux du moteur socio-fiscal public OpenFisca sur une série de situations de référence, y compris les cas limites où les simulateurs se trompent le plus souvent.
Autres outils utiles
- Impôt sur le revenu et TMI Votre impôt, votre taux marginal et votre taux moyen, calculés avec le barème officiel. Décote et plafonnement du quotient familial compris.
- Droits de succession Ce que chacun de vos héritiers percevra réellement, après abattements et droits. Option du conjoint survivant et donations antérieures comprises.
- PEA ou compte-titres Ce que chaque enveloppe vous laisse réellement, selon votre durée de détention. Fiscalité des dividendes, seuil des cinq ans et transmission au décès compris.
Cette simulation est fournie à titre indicatif. Elle repose sur les seules informations que vous avez saisies et sur la réglementation en vigueur à la date indiquée. Elle ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation, ni une incitation à souscrire, et n'a aucune valeur contractuelle.
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