Simulateur dividendes ou salaire pour un dirigeant

Ce qu'il vous reste vraiment, net d'impôt et de cotisations, selon le mode de rémunération. Répartition optimale et seuil des 10 % du capital compris.

Simulateur

Votre société

Bénéfice avant votre rémunération et avant impôt sur les sociétés.

C'est le paramètre qui change tout : les régimes sociaux n'ont rien de comparable.

Les dividendes excédant 10 % du capital sont soumis à cotisations.

Votre arbitrage

Le reste est distribué en dividendes.

Hypothèse ajustable, en pourcentage de la rémunération nette. Ordres de grandeur usuels : environ 45 % pour un gérant majoritaire, 80 % pour un dirigeant assimilé salarié.

Abattement de 40 %, mais imposition au taux marginal. Option globale sur l'année.

Ce qu'il vous reste avec la répartition retenue 51 254 € Soit 57,3 % de prélèvements — 68 746 € au total

Sur 120 000 € de résultat disponible, un gérant majoritaire conserve 60 414 € en se rémunérant intégralement et 40 038 € en ne prenant que des dividendes. La répartition la plus favorable place 99 % en rémunération et laisse 60 504 € nets, soit 49,6 % de prélèvements.

Les quatre scénarios

Net perçu selon la répartition entre rémunération et dividendes
ScénarioPart en rémunérationNet perçuPrélèvementsTaux global
Tout en rémunération 100 % 60 414 € 59 586 € 49,7 %
Répartition retenue 50 % 51 254 € 68 746 € 57,3 %
Tout en dividendes 0 % 40 038 € 79 963 € 66,6 %
Répartition optimale 99 % 60 504 € 59 496 € 49,6 %

La répartition optimale place 99 % en rémunération et vous laisserait 60 504 €, soit 9 250 € de plus.

Le détail des deux voies

Rémunération — cotisations sociales
18 621 €
Rémunération — impôt sur le revenu
11 172 €
Rémunération — net perçu
30 207 €
Dividendes — impôt sur les sociétés
10 750 €
Dividendes — cotisations
21 713 €
Dividendes — prélèvements sociaux
186 €
Dividendes — impôt sur le revenu
6 304 €
Dividendes — net perçu
21 048 €

Vos dividendes sont soumis à cotisations sociales au-delà de 1 000 €, soit 10 % de votre capital social.

Prélèvements sociaux sur dividendes : 18,6 %. Imposition retenue : prélèvement forfaitaire unique.

Ce que votre situation permet d'optimiser

  • La répartition optimale vous ferait gagner 9 250 € Elle consiste à verser 99,0 % de l'enveloppe en rémunération. L'optimum dépend simultanément du seuil de l'impôt sur les sociétés, du seuil de 10 % du capital et de votre tranche marginale : c'est pourquoi il se calcule et ne se devine pas.
  • Les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite Ni prévoyance, ni indemnités journalières, ni validation de trimestres. Un arbitrage massif en leur faveur améliore le net immédiat et creuse un manque futur que ce calcul ne chiffre pas. La question n'est pas seulement « combien me reste-t-il cette année », mais « qu'est-ce que je construis ».
  • Vos dividendes sont cotisés au-delà de 100 000,0 % Pour un gérant majoritaire, la fraction excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant est réintégrée dans l'assiette des cotisations : 48 250 € sont concernés. Renforcer le capital social relève ce seuil, mais cette opération a d'autres conséquences et se prépare avec votre expert-comptable.
  • Votre résultat dépasse le seuil du taux réduit Au-delà de 42 500 €, le bénéfice est imposé à 25 % au lieu de 15 %. Piloter le résultat autour de ce seuil, par la rémunération ou par un versement d'épargne retraite déductible du résultat, est l'un des arbitrages les plus rentables à la disposition d'un dirigeant.
  • Le plan d'épargne retraite du dirigeant est souvent le grand oublié Pour un travailleur non salarié, le plafond de déduction suit l'article 154 bis : 10 % du bénéfice majorés de 15 % de sa fraction comprise entre un et huit plafonds de la Sécurité sociale, soit nettement plus qu'un salarié au même revenu. Le versement réduit à la fois l'assiette sociale et l'assiette fiscale.

Recevoir le rapport complet

Le rapport reprend votre situation, détaille le calcul étape par étape, chiffre vos leviers d'optimisation et précise les limites de la simulation. Il vous est adressé immédiatement, au format PDF, et reste utilisable face à votre banquier, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rapport y sera envoyé dans la minute.

Vos données ne sont ni cédées ni revendues. Vous pouvez demander leur consultation, leur rectification ou leur suppression à tout moment en écrivant à contact@avense.fr. Politique de confidentialité.

La réponse dépend d’abord de votre statut, pas du montant

« Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes ? » La question est mal posée. Elle n’a pas de réponse générale : elle en a deux, radicalement opposées, selon que vous êtes gérant majoritaire de SARL ou président de SAS.

120 000 € de résultat disponible, tranche marginale à 30 %, capital social de 10 000 €
StatutTout en rémunérationTout en dividendesÉcart
Gérant majoritaire (SARL)60 414 €40 038 €20 376 € en faveur de la rémunération
Président de SAS48 667 €64 656 €15 989 € en faveur des dividendes

Le même arbitrage, sur la même somme, donne des résultats inverses. Toute règle générale entendue sur ce sujet est donc fausse pour la moitié des dirigeants.

Pourquoi cette inversion

Le gérant majoritaire

Ses cotisations sur la rémunération sont relativement modérées — de l’ordre de 45 % du net — et lui ouvrent une protection sociale complète. Mais ses dividendes subissent une triple peine : l’impôt sur les sociétés d’abord, puis les cotisations sociales sur la fraction excédant 10 % du capital social, puis l’impôt personnel. Avec un capital de 10 000 €, presque tout le dividende est cotisé.

C’est le seuil de 10 % qui explique tout. Il porte sur le capital social, les primes d’émission et les sommes en compte courant. Un capital de 200 000 € ferait échapper 20 000 € de dividendes aux cotisations et améliorerait le net de plus de 5 000 € dans notre exemple.

Le président de SAS

La situation est exactement inverse. Sa rémunération supporte des cotisations bien plus lourdes — de l’ordre de 80 % du net, cotisations patronales et salariales confondues —, mais ses dividendes échappent totalement aux cotisations sociales. Ils ne supportent que l’impôt sur les sociétés, les prélèvements sociaux et l’impôt personnel.

Ce que le calcul ne dit pas, et qui compte autant

Les dividendes n’ouvrent aucun droit. Ni retraite, ni prévoyance, ni indemnités journalières, ni validation de trimestres. Un dirigeant qui se verse exclusivement des dividendes pendant quinze ans améliore son net immédiat et construit une retraite quasi inexistante. Le gain apparent est réel ; le coût futur l’est aussi, simplement il ne figure sur aucune ligne.

Cela vaut particulièrement pour le président de SAS, chez qui l’arbitrage en faveur des dividendes est fiscalement favorable : c’est précisément là que le renoncement aux droits sociaux est le plus tentant et le moins visible.

La trésorerie de l’entreprise n’est pas intégralement distribuable. Le besoin en fonds de roulement, la réserve légale et les engagements en cours limitent ce que vous pouvez sortir sans fragiliser l’activité.

Trois leviers qui pèsent plus que l’arbitrage lui-même

Le seuil de l’impôt sur les sociétés

Le taux réduit de 15 % s’applique aux 42 500 premiers euros de bénéfice, sous réserve d’un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros et d’un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Au-delà, le taux passe à 25 %. Piloter le résultat autour de ce seuil, par la rémunération ou par un versement d’épargne retraite, est l’un des arbitrages les plus rentables à la disposition d’un dirigeant.

Le plan d’épargne retraite du dirigeant

C’est le grand oublié. Pour un travailleur non salarié, le plafond de déduction suit l’article 154 bis du code général des impôts : 10 % du bénéfice, majorés de 15 % de sa fraction comprise entre un et huit plafonds de la Sécurité sociale. Sur un bénéfice de 120 000 €, cela représente plus de 22 000 € déductibles, contre environ 10 800 € pour un salarié au même niveau de revenu. Le versement réduit à la fois l’assiette sociale et l’assiette fiscale.

L’option pour le barème

Par défaut, les dividendes subissent le prélèvement forfaitaire unique, porté à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 — 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif, avec son abattement de 40 %, devient plus favorable aux tranches basses. Attention : cette option est globale et s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers de l’année.

Sources : articles 219, 154 bis et 158 du code général des impôts ; article L131-6 du code de la sécurité sociale ; article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 pour le relèvement des prélèvements sociaux.

Une précision sur la méthode

Les taux de cotisations retenus par ce simulateur sont des hypothèses que vous pouvez ajuster, affichées comme telles. Le calcul exact des cotisations d’un travailleur indépendant fait intervenir une dizaine d’assiettes, des tranches, des cotisations minimales et des régularisations décalées d’un an : il relève de votre expert-comptable, et aucun simulateur en ligne ne peut sérieusement prétendre le reproduire.

Ce qui est modélisé ici avec exactitude, c’est la structure de la comparaison : impôt sur les sociétés à deux taux, seuil de 10 % du capital, prélèvement forfaitaire ou barème, et recherche du point de répartition optimal. C’est précisément là que se prennent les mauvaises décisions.

Trois situations concrètes

À compléter avec la matière métier de Bruno Lagorce. Trois cas réels anonymisés : un dirigeant en dividendes exclusifs découvrant sa future retraite, un arbitrage optimisé par le renforcement du capital social, et un dossier où le choix de la forme sociale a été revu. Prévoir 20 à 30 minutes de dictée ou de notes brutes.

Questions fréquentes

Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes ?

Cela dépend d’abord de votre statut. Pour un gérant majoritaire de SARL, la rémunération l’emporte presque toujours, parce que les dividendes excédant 10 % du capital social supportent les cotisations sociales en plus de l’impôt sur les sociétés. Pour un président de SAS, c’est l’inverse : ses dividendes échappent aux cotisations, alors que sa rémunération supporte des charges nettement plus lourdes. Sur 120 000 € de résultat, l’écart atteint environ 20 000 € dans un sens ou dans l’autre selon le statut.

Pourquoi mes dividendes sont-ils soumis à cotisations sociales ?

Parce que vous êtes gérant majoritaire. Depuis 2013, la fraction des dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant est réintégrée dans l’assiette des cotisations du travailleur indépendant. Les présidents de SAS, assimilés salariés, ne sont pas concernés. Renforcer le capital social relève ce seuil, mais cette opération a d’autres conséquences juridiques et fiscales.

Quel est le taux d’imposition des dividendes en 2026 ?

Le prélèvement forfaitaire unique s’élève à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux — ces derniers ayant été relevés de 17,2 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. L’option pour le barème progressif reste possible, avec un abattement de 40 %, et devient plus favorable aux tranches marginales basses.

Quel est le taux de l’impôt sur les sociétés ?

25 % en principe, et 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Ce seuil de 42 500 € est un point de pilotage majeur : franchir la limite fait passer chaque euro supplémentaire de 15 % à 25 %.

Les dividendes comptent-ils pour la retraite ?

Non, jamais. Ils n’ouvrent aucun droit à la retraite de base ni complémentaire, ne valident aucun trimestre, et n’ouvrent droit ni à la prévoyance ni aux indemnités journalières. C’est le point aveugle de tout arbitrage en leur faveur : le gain est immédiat et visible, le coût est différé et invisible. Sur une carrière de dirigeant, l’écart de pension se chiffre en centaines de milliers d’euros.

Faut-il augmenter son capital social pour optimiser ses dividendes ?

Pour un gérant majoritaire, cela relève effectivement le seuil de 10 % au-delà duquel les dividendes sont cotisés : porter le capital de 10 000 € à 200 000 € fait échapper 20 000 € de dividendes aux cotisations. Mais l’opération n’est pas neutre — immobilisation des fonds, formalités, conséquences en cas de cession, et attention portée par l’administration aux montages artificiels. Elle se décide avec votre expert-comptable et votre conseil, pas sur la seule base d’un simulateur.

Aller plus loin

Cet arbitrage n’est qu’une partie de la question. La rémunération du dirigeant s’articule avec la protection sociale, la constitution de la retraite, la trésorerie de l’entreprise, la préparation de la cession et, souvent, la transmission familiale. C’est un ensemble, et le traiter par la seule optimisation annuelle conduit régulièrement à des décisions coûteuses à long terme.

Pour prolonger : notre simulateur PER chiffre l’avantage du plan d’épargne retraite du dirigeant, et notre simulateur d’impôt vous donne la tranche marginale qui conditionne tout l’arbitrage.

À lire également : notre accompagnement des dirigeants et nos services de gestion de patrimoine.

Qui a conçu cet outil

Bruno Lagorce , conseiller en gestion de patrimoine indépendant à Toulouse et Albi.

ORIAS n° 17005343 — [Entrepreneur individuel - Délégation de carte T n° ADC 3402 2023 000 002 006 Délivrée par la CCI de l’Hérault Garantie financière et assurance RCP n°127 128 662]

Les paramètres de calcul de cet outil — barème de l'impôt, plafonds, abattements — proviennent des sources officielles et sont contrôlés automatiquement chaque semaine. Chaque valeur affichée est datée et sa source est indiquée. Les résultats du moteur sont comparés à ceux du moteur socio-fiscal public OpenFisca sur une série de situations de référence, y compris les cas limites où les simulateurs se trompent le plus souvent.

+33687855881 contact@avense.fr

Autres outils utiles

Cette simulation est fournie à titre indicatif. Elle repose sur les seules informations que vous avez saisies et sur la réglementation en vigueur à la date indiquée. Elle ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation, ni une incitation à souscrire, et n'a aucune valeur contractuelle.

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Bruno Lagorce, conseiller en investissements financiers, inscrit à l’ORIAS sous le numéro 17005343.