Simulateur de retraite : capital nécessaire

Le capital nécessaire pour maintenir votre niveau de vie, et l'effort d'épargne correspondant. Avec le coût de chaque année d'attente, chiffré.

Simulateur

Votre situation

Âge légal de référence : 64 ans pour les générations les plus récentes.

Votre objectif

Part de votre revenu que couvrira votre pension. Le chiffre exact figure sur votre relevé de carrière.

En part de votre revenu actuel. 80 % est l'ordre de grandeur usuel.

Votre épargne et vos hypothèses
Capital à constituer pour votre départ 615 570 € Votre épargne actuelle en produira 172 962 €

Pour combler un déficit de 18 000 € par an pendant 25 ans, il vous faut 615 570 € au moment du départ. Votre épargne actuelle en produira 172 962 € : il manque 442 608 €, soit un effort supplémentaire de 1 309 € par mois pendant 19 ans.

Votre effort d'épargne

Il vous manque 442 608 €, soit un effort supplémentaire de 1 309 € par mois pendant 19 ans — 26,2 % de votre revenu actuel.

Pension estimée
30 000 €
Niveau de vie visé
48 000 €
Déficit annuel à combler
18 000 €
Ce déficit au moment du départ
26 223 €
Capital placé, projeté
105 342 €
Versements en cours, projetés
67 620 €

Ce que change l'âge de départ

Capital nécessaire et effort mensuel selon l'âge de départ
Départ àCapital nécessaireEffort mensuel
62 ans 635 949 € 1 660 €
64 ans 615 570 € 1 309 €
66 ans 592 036 € 1 024 €
68 ans 565 100 € 788 €

Partir plus tard agit deux fois : la période à financer raccourcit, et l'épargne dispose d'années supplémentaires pour se constituer. C'est le levier le plus puissant de tout le calcul.

Ce que votre situation permet d'optimiser

  • Il vous faut épargner 1 309 € par mois pendant 19 ans Cela représente 26,2 % de votre revenu actuel. Ce chiffre paraît souvent élevé au premier abord : il traduit simplement le fait qu'une retraite de vingt-cinq ans se finance avec une vie active, et que chaque année de report en augmente le poids.
  • Attendre 5 ans coûterait 598 € de plus par mois Pour le même objectif et le même âge de départ. C'est le paramètre le plus puissant de toute la simulation, et le seul totalement irrécupérable : le rendement se rattrape, la durée jamais. Commencer modestement mais tôt bat systématiquement commencer fort mais tard.
  • L'effort requis atteint 26,2 % de votre revenu À ce niveau, l'objectif n'est probablement pas atteignable par la seule épargne. Trois leviers existent : décaler le départ de deux ou trois ans, ce qui agit des deux côtés à la fois ; revoir le niveau de vie visé ; ou mobiliser un patrimoine existant, notamment immobilier. C'est précisément le type d'arbitrage qui se prépare, pas qui s'improvise.
  • Le choix de l'enveloppe change le résultat autant que le montant À effort identique, un versement déductible réduit votre impôt aujourd'hui, ce qui augmente mécaniquement votre capacité d'épargne. Encore faut-il que votre tranche marginale le justifie et que le blocage jusqu'à la retraite soit acceptable. Notre simulateur PER chiffre précisément ce gain sur votre situation.

Recevoir le rapport complet

Le rapport reprend votre situation, détaille le calcul étape par étape, chiffre vos leviers d'optimisation et précise les limites de la simulation. Il vous est adressé immédiatement, au format PDF, et reste utilisable face à votre banquier, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rapport y sera envoyé dans la minute.

Vos données ne sont ni cédées ni revendues. Vous pouvez demander leur consultation, leur rectification ou leur suppression à tout moment en écrivant à contact@avense.fr. Politique de confidentialité.

Ce que ce simulateur calcule — et ce qu’il ne calcule pas

Il ne calcule pas votre pension. Cet exercice suppose la reconstitution d’une carrière complète, régime par régime, et le seul document qui fasse foi est votre relevé de carrière, accessible sur info-retraite.fr. Tout simulateur qui prétend estimer votre pension à partir de trois champs vous raconte une histoire.

Il répond à la question qui vient ensuite, et qui est la vraie question patrimoniale : quel capital faut-il avoir constitué pour combler l’écart entre votre pension et le niveau de vie que vous visez, et quel effort d’épargne cela représente-t-il dès aujourd’hui ?

Deux corrections que la plupart des projections oublient

L’inflation sur le besoin futur

Un déficit de 18 000 € par an aujourd’hui n’est pas un déficit de 18 000 € dans dix-neuf ans. Avec 2 % d’inflation, il en représente 26 200 €. Raisonner en euros constants sous-estime le besoin d’environ un tiers sur vingt ans.

Le taux réel pendant la retraite

La rente doit conserver son pouvoir d’achat sur vingt-cinq ans. Elle est donc actualisée à un taux réel — rendement diminué de l’inflation — et non au taux nominal. Avec 2,5 % de rendement et 2 % d’inflation, le taux réel n’est que de 0,49 %. C’est cette différence qui explique que les capitaux nécessaires soient toujours plus élevés qu’on ne l’imagine.

Un exemple chiffré

Cadre de 45 ans, 60 000 € de revenus annuels

Il table sur un taux de remplacement de 50 %, souhaite conserver 80 % de son niveau de vie et vivre de sa retraite jusqu’à 89 ans. Il dispose de 50 000 € d’épargne et met 200 € de côté chaque mois.

  • Pension estimée : 30 000 € par an — niveau de vie visé : 48 000 €
  • Déficit annuel : 18 000 €, soit 26 200 € en euros de 2045
  • Capital nécessaire au départ : 615 570 €
  • Ce que son épargne actuelle produira : 172 962 €
  • Effort mensuel supplémentaire : 1 309 € pendant dix-neuf ans

Ce chiffre surprend toujours. Il traduit une réalité arithmétique simple : une retraite de vingt-cinq ans se finance avec une vie active, et l’écart de taux de remplacement des cadres est structurellement important.

Le paramètre le plus puissant : le temps

Reprenons le même cadre, mais à 50 ans au lieu de 45. Objectif identique, âge de départ identique. L’effort mensuel passe de 1 309 € à 1 907 € : 598 € de plus chaque mois, pour exactement le même résultat.

Cinq années d’attente coûtent près de 46 % d’effort supplémentaire. C’est le seul paramètre totalement irrécupérable : un rendement décevant se rattrape, une durée perdue jamais. Commencer modestement mais tôt bat systématiquement commencer fort mais tard.

Le second levier le plus puissant est l’âge de départ, parce qu’il agit deux fois : il raccourcit la période à financer et allonge la période d’accumulation. Deux ans de report suffisent souvent à rendre soutenable un objectif qui ne l’était pas.

Le taux de remplacement, hypothèse la plus risquée

C’est le chiffre que vous saisissez, et celui sur lequel les erreurs sont les plus coûteuses.

Les salariés du privé à carrière complète et à revenus modestes atteignent des taux de remplacement élevés, parfois supérieurs à 70 %. Mais les cadres, professions libérales et dirigeants sont structurellement en dessous, souvent entre 35 % et 50 % : le plafonnement du régime de base y produit un effet mécanique, que la retraite complémentaire ne compense que partiellement.

Plus votre revenu est élevé, plus l’écart se creuse — et plus la constitution d’un capital devient nécessaire, non pas pour améliorer votre retraite, mais simplement pour éviter un décrochage de niveau de vie.

Votre relevé de carrière donne le chiffre exact. C’est le premier document à consulter, avant toute décision d’épargne.

Le cadre légal, en mouvement

La loi du 14 avril 2023 a relevé progressivement l’âge légal de 62 à 64 ans et porté la durée d’assurance à 172 trimestres. Mais la loi de financement de la sécurité sociale du 30 décembre 2025 a suspendu une partie de ce calendrier pour les générations nées entre 1964 et 1968, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.

Concrètement : les générations 1969 et suivantes restent soumises à 64 ans et 172 trimestres ; les générations 1964 à 1968 relèvent d’un calendrier intermédiaire. L’âge d’obtention automatique du taux plein demeure fixé à 67 ans.

Sources : loi n° 2023-270 du 14 avril 2023, modifiée par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Votre situation individuelle figure sur info-retraite.fr.

Trois situations concrètes

À compléter avec la matière métier de Bruno Lagorce. Trois cas réels anonymisés : quelqu’un qui a découvert tardivement son taux de remplacement réel, une situation où le report de deux ans a tout changé, et un dossier où le patrimoine immobilier a servi de solution. Prévoir 20 à 30 minutes de dictée ou de notes brutes.

Questions fréquentes

Quel capital faut-il pour compléter sa retraite de 1 000 € par mois ?

Environ 281 700 € pour une rente de 12 000 € par an servie pendant vingt-cinq ans, avec un rendement de 2,5 % et une inflation de 2 %. Ce montant s’entend en euros de l’année du départ : si celui-ci intervient dans quinze ans, il faut le majorer de l’inflation, soit environ 379 100 € en euros courants. Le calcul exact dépend de la durée de restitution retenue et du rendement de la phase de retraite.

Quel est le taux de remplacement moyen à la retraite ?

Il varie fortement selon le statut et le niveau de revenu. Les salariés du privé à carrière complète se situent souvent entre 60 % et 75 %, mais les cadres, professions libérales et dirigeants descendent fréquemment entre 35 % et 50 %, en raison du plafonnement du régime de base. Plus le revenu est élevé, plus le taux de remplacement est faible : c’est précisément là que la constitution d’un capital devient indispensable.

À quel âge faut-il commencer à épargner pour la retraite ?

Le plus tôt possible, et l’écart est spectaculaire. Dans notre exemple, attendre cinq ans porte l’effort mensuel de 1 309 € à 1 907 €, soit près de 600 € de plus chaque mois pour le même objectif. La durée est le seul paramètre qu’aucun rendement ne rattrape. Un effort modeste engagé à 35 ans produit davantage qu’un effort important engagé à 50 ans.

Quel âge de départ à la retraite en 2026 ?

64 ans pour les générations 1969 et suivantes, avec 172 trimestres requis. Pour les générations 1964 à 1968, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a suspendu une partie du calendrier de relèvement, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 : l’âge s’échelonne alors entre 62 ans et 9 mois et 64 ans. L’âge du taux plein automatique reste fixé à 67 ans, quelle que soit la durée d’assurance validée.

Quelle enveloppe utiliser pour constituer ce capital ?

Il n’y a pas de réponse unique. Le plan d’épargne retraite offre une déduction à l’entrée, d’autant plus intéressante que la tranche marginale est élevée, mais bloque les sommes jusqu’à la retraite et les impose à la sortie. L’assurance-vie reste disponible et bénéficie d’un régime de transmission avantageux. Le plan d’épargne en actions est le moins taxé sur les gains, mais limité aux actions européennes. Le plus souvent, c’est une combinaison — et l’arbitrage dépend de votre tranche marginale, de votre horizon et de la destination finale des capitaux.

Faut-il tenir compte de l’inflation ?

Impérativement, et à deux endroits : sur le besoin futur, qu’elle augmente mécaniquement, et pendant la retraite, où la rente doit conserver son pouvoir d’achat sur vingt-cinq ans. Une projection qui ignore l’inflation sous-estime le capital nécessaire d’environ un tiers sur vingt ans. Ce simulateur applique les deux corrections.

Aller plus loin

Ce calcul donne un ordre de grandeur et, surtout, une hiérarchie des leviers : le temps d’abord, l’âge de départ ensuite, le rendement seulement en troisième position. Il ne dit rien du choix des enveloppes, de la fiscalité de sortie, ni de l’articulation avec un patrimoine immobilier existant — trois questions qui pèsent lourdement sur le résultat net.

Pour prolonger : notre simulateur PER chiffre l’avantage fiscal d’un versement déductible, et notre comparateur PEA / compte-titres compare les enveloppes de capitalisation.

À lire également : les meilleurs placements pour la retraite et anticiper sa retraite.

Qui a conçu cet outil

Bruno Lagorce , conseiller en gestion de patrimoine indépendant à Toulouse et Albi.

ORIAS n° 17005343 — [Entrepreneur individuel - Délégation de carte T n° ADC 3402 2023 000 002 006 Délivrée par la CCI de l’Hérault Garantie financière et assurance RCP n°127 128 662]

Les paramètres de calcul de cet outil — barème de l'impôt, plafonds, abattements — proviennent des sources officielles et sont contrôlés automatiquement chaque semaine. Chaque valeur affichée est datée et sa source est indiquée. Les résultats du moteur sont comparés à ceux du moteur socio-fiscal public OpenFisca sur une série de situations de référence, y compris les cas limites où les simulateurs se trompent le plus souvent.

+33687855881 contact@avense.fr

Autres outils utiles

Cette simulation est fournie à titre indicatif. Elle repose sur les seules informations que vous avez saisies et sur la réglementation en vigueur à la date indiquée. Elle ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation, ni une incitation à souscrire, et n'a aucune valeur contractuelle.

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Bruno Lagorce, conseiller en investissements financiers, inscrit à l’ORIAS sous le numéro 17005343.