Simulateur loi Denormandie

La réduction d'impôt réellement obtenue sur votre opération de rénovation, et l'effort d'épargne qu'elle laisse. Le calcul applique l'article 199 novovicies du code général des impôts : réduction de 12, 18 ou 21 %, base plafonnée à 300 000 € et à 5 500 € par mètre carré, dans la limite du plafonnement global de 10 000 € par an.

Simulateur

L'opération

Ils doivent représenter au moins le quart du coût total, et améliorer la performance énergétique.

Ils pèsent sur le rendement mais n'entrent pas dans la base de la réduction.

Le prix de revient retenu est plafonné à 5 500 € par mètre carré.

L'exploitation locative

Il doit respecter le plafond de votre zone, non vérifié ici.

Déductibles au régime réel : ils font souvent basculer l'arbitrage entre régimes.

Votre situation fiscale

Déterminant : la réduction ne peut pas dépasser votre impôt, et l'excédent est perdu.

Emploi à domicile, garde d'enfants, dons… Ils partagent le plafond de 10 000 € par an.

Réduction d'impôt effectivement obtenue 32 400 € Soit 3 600 € par an — effort d'épargne de 570 € par mois

Pour 180 000 € investis dont 60 000 € de travaux, un engagement de 9 ans ouvre une réduction de 32 400 €, soit 3 600 € par an. L'opération vous rapporte 570 € par mois.

Coût total de l'opération
180 000 €
Part des travaux
33,3 %
Base retenue pour la réduction
180 000 €
Taux applicable
18 %
Régime d'imposition des loyers
Micro-foncier
Impôt sur les loyers
2 637 €
Rendement brut
4,44 %
Rendement net, réduction comprise
3,62 %

Les trois durées d'engagement comparées

Réduction d'impôt selon la durée d'engagement de location
EngagementTauxRéduction théoriqueRéduction obtenuePar an
6 ans 12 % 21 600 € 21 600 € 3 600 €
9 ans 18 % 32 400 € 32 400 € 3 600 €
12 ans 21 % 37 800 € 37 800 € 3 150 €

Sur douze ans, la réduction n'est pas linéaire : 2 % de la base par an pendant neuf ans, puis 1 % seulement pendant les trois dernières. Les trois dernières années valent donc moitié moins que les précédentes, alors que l'engagement de location, lui, reste entier.

Ce que votre situation permet d'optimiser

  • Un engagement de 12 ans vous rapporterait 5 400 € de plus La réduction n'est pas proportionnelle à la durée : les trois dernières années d'un engagement de douze ans ne valent que 1 % de la base par an, contre 2 % auparavant. L'arbitrage se joue donc entre un supplément d'avantage fiscal décroissant et une immobilisation plus longue, avec un loyer qui reste plafonné pendant toute la période.
  • Le dispositif s'éteint fin 2 027 € Il s'applique aux acquisitions réalisées jusqu'à cette date, plusieurs fois repoussée mais jamais garantie au-delà. Une opération de rénovation se monte en plusieurs mois : si le projet a du sens, le calendrier compte autant que le chiffrage.

Recevoir le rapport complet

Le rapport reprend votre situation, détaille le calcul étape par étape, chiffre vos leviers d'optimisation et précise les limites de la simulation. Il vous est adressé immédiatement, au format PDF, et reste utilisable face à votre banquier, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rapport y sera envoyé dans la minute.

Vos données ne sont ni cédées ni revendues. Vous pouvez demander leur consultation, leur rectification ou leur suppression à tout moment en écrivant à contact@avense.fr. Politique de confidentialité.

Le Pinel dans l’ancien, avec une condition qui décide de tout

Le dispositif Denormandie repose sur le même article du code général des impôts que le Pinel — l’article 199 novovicies — et sur les mêmes taux : 12 % sur six ans, 18 % sur neuf ans, 21 % sur douze ans. La différence tient au bien : là où le Pinel visait le neuf, le Denormandie s’applique à un logement ancien que vous rénovez, dans une commune éligible.

Une condition commande l’ensemble : les travaux doivent représenter au moins un quart du coût total de l’opération. Ce n’est pas un critère proportionnel qui réduirait l’avantage s’il n’était pas atteint. C’est une condition d’éligibilité binaire : à 24 %, il n’y a aucune réduction.

Deux opérations à 200 000 €, une seule ouvre droit à la réduction

150 000 € d’acquisition et 50 000 € de travaux : les travaux pèsent 25 % du total. Éligible — 36 000 € de réduction sur neuf ans.

160 000 € d’acquisition et 40 000 € de travaux : les travaux pèsent 20 %. Inéligible — aucune réduction, pour 10 000 € de travaux en moins.

Le seuil se calcule sur le total, pas sur le prix d’achat : pour 150 000 € d’acquisition, il faut 50 000 € de travaux, et non 37 500 €.

Les travaux doivent en outre améliorer la performance énergétique du logement — d’au moins 20 %, ou en portant sur au moins deux natures de travaux d’une liste réglementaire. Une rénovation esthétique, même coûteuse, n’ouvre aucun droit.

Le double plafond, et celui qui mord vraiment

Le prix de revient retenu pour la réduction est limité par deux plafonds cumulatifs :

  • 300 000 € par an, pour deux logements au maximum ;
  • 5 500 € par mètre carré de surface habitable.

Le second est le plus souvent celui qui s’applique, et il est rarement mis en avant.

Opération de 200 000 € — base réellement retenue selon la surface
Surface habitablePlafond au m²Base retenueRéduction sur 9 ans
25 m²137 500 €137 500 €24 750 €
40 m²220 000 €200 000 €36 000 €
60 m²330 000 €200 000 €36 000 €

Sur un studio en centre-ville rénové, le plafond au mètre carré ampute donc fréquemment la base d’un tiers, sans que rien dans la plaquette ne le signale.

Le plafonnement global : la différence avec Malraux

C’est le point que les comparatifs entre dispositifs omettent le plus souvent.

Les régimes Malraux et Monument Historique échappent au plafonnement global des avantages fiscaux. Le Denormandie, lui, y est soumis : au-delà de 10 000 € d’avantages cumulés dans l’année — emploi à domicile, garde d’enfants, dons, autres réductions comprises —, la fraction excédentaire est perdue.

Une opération à 300 000 € sur neuf ans

La réduction atteint 54 000 €, soit 6 000 € par an. Si vous consommez déjà 6 000 € de plafond par ailleurs, il ne vous reste que 4 000 € de marge : 2 000 € sont perdus chaque année, 18 000 € sur la durée.

Allonger l’engagement n’y change rien, puisque le plafond est annuel. Seule une base plus modeste, ou un étalement sur deux logements et deux années fiscales, permet de rester sous la limite.

À cela s’ajoute la règle commune à toutes les réductions d’impôt : elle s’impute sur l’impôt dû de l’année, et l’excédent n’est ni reportable ni restituable. Une réduction de 4 000 € par an pour un impôt de 1 500 € en laisse 2 500 € sur la table, chaque année.

C’est pourquoi, sur ce type d’opération, la question de départ n’est pas « combien puis-je emprunter » mais « quel impôt ai-je à effacer ». C’est lui qui fixe la taille utile du projet.

Six, neuf ou douze ans : l’arbitrage n’est pas celui qu’on croit

Les taux de 12, 18 et 21 % suggèrent une progression régulière. Le détail annuel dit autre chose.

Répartition annuelle de la réduction, pour une base de 200 000 €
EngagementTaux totalPar anRéduction totale
6 ans12 %2 % — 4 000 €24 000 €
9 ans18 %2 % — 4 000 €36 000 €
12 ans21 %2 % pendant 9 ans, puis 1 %42 000 €

Les trois dernières années d’un engagement de douze ans ne rapportent que 2 000 € par an, soit la moitié des précédentes — pour un logement qui reste bloqué à loyer plafonné et locataire sous conditions de ressources pendant trois années supplémentaires.

L’engagement initial de six ans peut d’ailleurs être prorogé par périodes de trois ans. Commencer court en se réservant la décision de prolonger est presque toujours préférable à s’engager d’emblée sur douze ans.

Les conditions qui ne se voient pas dans le calcul

La commune. Le logement doit se situer dans une commune éligible : cœur de ville, opération de revitalisation de territoire, ou besoin marqué de réhabilitation de l’habitat. Ce sont, par construction, des villes moyennes — et la question de la revente à dix ans y pèse davantage que la réduction d’impôt.

Les plafonds de loyer et de ressources. Ils varient selon la zone et la composition du foyer du locataire. Le loyer que vous saisissez dans le simulateur est supposé conforme : il doit être vérifié zone par zone avant tout engagement, car un loyer surestimé fausse l’ensemble du calcul de rendement.

La location nue obligatoire. Seuls le micro-foncier et le régime réel sont ouverts. La location meublée, souvent bien moins taxée, est exclue : c’est la contrepartie de la réduction, et elle mérite d’être chiffrée en face d’une location meublée sans avantage fiscal.

Le calendrier. Le dispositif s’applique aux acquisitions réalisées jusqu’au 31 décembre 2027, après deux prorogations successives. Une opération de rénovation se monte en plusieurs mois : si le projet a du sens, la date compte.

Ce que ce simulateur ne calcule pas

L’exploitation locative est projetée sur une année pleine et stable : ni revalorisation du loyer, ni travaux futurs, ni changement de fiscalité au-delà du taux de vacance que vous retenez.

Le déficit foncier, imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, n’est pas modélisé alors qu’il peut modifier l’arbitrage entre micro-foncier et régime réel les premières années. La plus-value de cession et le sort du bien au terme de l’engagement ne le sont pas davantage.

C’est volontaire, et c’est le point à retenir : sur une opération de ce type, la valeur de revente du bien pèse plus lourd que l’avantage fiscal. Une réduction de 36 000 € ne compense pas une moins-value de 50 000 € sur un marché local sans profondeur. L’avantage fiscal doit confirmer une bonne opération immobilière, jamais la créer.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le dispositif Denormandie ?

C’est une réduction d’impôt accordée pour l’acquisition d’un logement ancien que vous rénovez, dans une commune éligible, puis louez nu sous conditions de loyer et de ressources. Il repose sur le même article du code général des impôts que le Pinel — l’article 199 novovicies — et sur les mêmes taux : 12 % du prix de revient sur six ans, 18 % sur neuf ans, 21 % sur douze ans. La différence tient au bien : le Pinel visait le neuf, le Denormandie s’applique à l’ancien à rénover.

Quel montant de travaux faut-il engager pour être éligible ?

Au moins un quart du coût total de l’opération, travaux compris. Ce n’est pas un critère proportionnel : à 24 %, il n’y a aucune réduction du tout. Le seuil se calcule sur le total et non sur le prix d’achat — pour 150 000 € d’acquisition, il faut 50 000 € de travaux, et non 37 500 €. Les travaux doivent en outre améliorer la performance énergétique du logement d’au moins 20 %, ou porter sur au moins deux natures de travaux d’une liste réglementaire. Une rénovation purement esthétique, même coûteuse, n’ouvre aucun droit.

Quelles communes sont éligibles au Denormandie ?

Celles qui relèvent du programme Action cœur de ville, celles couvertes par une opération de revitalisation de territoire, et celles présentant un besoin marqué de réhabilitation de l’habitat. Ce sont, par construction, des villes moyennes. C’est le point à peser en premier : sur ces marchés, la question de la revente à dix ans pèse davantage que la réduction d’impôt, et une liste d’éligibilité ne dit rien de la profondeur du marché local.

Comment se calcule la réduction d’impôt ?

Elle s’applique au prix de revient de l’opération, lui-même limité par deux plafonds cumulatifs : 300 000 € par an pour deux logements au maximum, et 5 500 € par mètre carré de surface habitable. Le second est le plus souvent celui qui mord, et il est rarement mis en avant. Sur un studio de 25 m² acheté et rénové pour 200 000 €, la base retenue tombe à 137 500 € : la réduction sur neuf ans passe de 36 000 € à 24 750 €, soit un tiers de moins.

Le Denormandie entre-t-il dans le plafonnement des niches fiscales ?

Oui, et c’est ce qui le distingue nettement du Malraux et du Monument Historique, qui en sont exclus. Au-delà de 10 000 € d’avantages fiscaux cumulés dans l’année — emploi à domicile, garde d’enfants, dons et autres réductions compris —, la fraction excédentaire est perdue. Sur une opération à 300 000 € sur neuf ans, la réduction atteint 6 000 € par an : si vous consommez déjà 6 000 € de plafond par ailleurs, 2 000 € sont perdus chaque année, soit 18 000 € sur la durée.

Que se passe-t-il si ma réduction dépasse mon impôt ?

Elle est perdue. Comme toute réduction d’impôt, elle s’impute sur l’impôt dû de l’année et l’excédent n’est ni reportable sur les années suivantes, ni restituable. Une réduction de 4 000 € par an face à un impôt de 1 500 € en laisse 2 500 € sur la table, chaque année de l’engagement. C’est pourquoi la question de départ n’est pas « combien puis-je emprunter » mais « quel impôt ai-je à effacer » : c’est lui qui fixe la taille utile du projet.

Faut-il s’engager sur six, neuf ou douze ans ?

Les taux de 12, 18 et 21 % suggèrent une progression régulière, mais le détail annuel dit autre chose : la réduction vaut 2 % par an pendant neuf ans, puis 1 % seulement les trois dernières années. Ces trois années rapportent donc moitié moins, pour un logement qui reste bloqué à loyer plafonné et locataire sous conditions de ressources. L’engagement initial de six ans pouvant être prorogé par périodes de trois ans, commencer court en se réservant la décision de prolonger est presque toujours préférable à s’engager d’emblée sur douze ans.

Peut-on louer le logement en meublé ?

Non. Le dispositif impose la location nue : seuls le micro-foncier et le régime réel sont ouverts. C’est une contrepartie lourde, car la location meublée est souvent bien moins taxée, notamment grâce à l’amortissement du bien au régime réel. Avant de s’engager, il faut chiffrer les deux voies en parallèle : une opération meublée sans aucun avantage fiscal se révèle parfois plus rentable, nette d’impôt, qu’un Denormandie.

Jusqu’à quand peut-on investir en Denormandie ?

Le dispositif s’applique aux acquisitions réalisées jusqu’au 31 décembre 2027, après deux prorogations successives. C’est une échéance à prendre au sérieux dans le calendrier du projet : trouver le bien, boucler le financement et faire réaliser des travaux représentant au moins un quart de l’opération demande plusieurs mois. Cela dit, une date limite n’est pas un motif d’investir : si l’opération immobilière ne tient pas debout sans l’avantage fiscal, l’urgence ne la rend pas meilleure.

Aller plus loin

Ce simulateur chiffre une réduction d’impôt et un rendement à partir de vos hypothèses. Il ne dit rien de la qualité du bien, de la fiabilité du devis de travaux, ni de la profondeur du marché locatif local — trois éléments qui décident du résultat final bien avant la fiscalité.

Pour prolonger : notre simulateur Malraux et Monument Historique compare deux dispositifs qui, eux, échappent au plafonnement global, notre calculateur de rendement locatif chiffre l’opération hors avantage fiscal, et notre simulateur de capacité d’emprunt cadre le financement.

À lire également : investissement immobilier à Toulouse.

Qui a conçu cet outil

Bruno Lagorce , conseiller en gestion de patrimoine indépendant à Toulouse et Albi.

ORIAS n° 17005343 — [Entrepreneur individuel - Délégation de carte T n° ADC 3402 2023 000 002 006 Délivrée par la CCI de l’Hérault Garantie financière et assurance RCP n°127 128 662]

Les paramètres de calcul de cet outil — barème de l'impôt, plafonds, abattements — proviennent des sources officielles et sont contrôlés automatiquement chaque semaine. Chaque valeur affichée est datée et sa source est indiquée. Les résultats du moteur sont comparés à ceux du moteur socio-fiscal public OpenFisca sur une série de situations de référence, y compris les cas limites où les simulateurs se trompent le plus souvent.

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Cette simulation est fournie à titre indicatif. Elle repose sur les seules informations que vous avez saisies et sur la réglementation en vigueur à la date indiquée. Elle ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation, ni une incitation à souscrire, et n'a aucune valeur contractuelle.

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Bruno Lagorce, conseiller en investissements financiers, inscrit à l’ORIAS sous le numéro 17005343.