Préparer sa retraite

Préparation de la retraite : chiffrer d’abord, placer ensuite


— Lecture : environ 12 minutes

La question n’est pas « quel placement pour ma retraite ? » mais
« de combien vais-je manquer, à partir de quand, et pendant combien
de temps ? » Tant qu’on n’a pas répondu à celle-là, on choisit à l’aveugle.

Avense chiffre votre baisse de revenus à partir de votre relevé de carrière,
puis détermine l’effort d’épargne réellement nécessaire — et les outils
qui y répondent le mieux dans votre situation fiscale.

Le résultat tient en quelques pages : un montant, une date, un rythme
d’épargne, et la liste de ce qu’il faut décider maintenant plutôt que
dans cinq ans.

  • Premier rendez-vous de découverte offert
  • Chiffrage à partir de votre relevé de carrière
  • Bruno Lagorce, CIF inscrit à l’ORIAS n° 17005343
  • Rendez-vous à Toulouse, à domicile ou en visioconférence

Comment préparer sa retraite, concrètement ?

Préparer sa retraite se fait en quatre temps. On reconstitue d’abord la
carrière et l’on estime la pension future, à partir du relevé disponible
sur le service public Info Retraite. On chiffre ensuite l’écart entre
cette pension et le niveau de vie souhaité — c’est le seul chiffre qui
compte vraiment. On mesure l’effort d’épargne nécessaire pour combler cet
écart, en tenant compte du temps restant. On choisit enfin les supports :
plan d’épargne retraite, assurance-vie, immobilier locatif ou plan
d’épargne en actions, selon la fiscalité, l’horizon et le besoin de
disponibilité. Inverser cet ordre — choisir le produit d’abord — est
l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

Étape 1 : savoir ce que vous toucherez vraiment

Tout commence par un document que presque personne ne consulte avant
cinquante-cinq ans : le relevé de carrière. Il est gratuit, accessible en
ligne sur le portail public Info Retraite, et il réserve régulièrement des
surprises — trimestres manquants, périodes d’apprentissage ou de chômage
mal reportées, années à l’étranger oubliées.

Faire corriger une anomalie prend du temps et suppose de retrouver des
justificatifs. À cinquante ans, c’est faisable. À soixante-deux ans, dans
l’urgence du départ, beaucoup y renoncent — et la perte est définitive.

À faire cette semaine, si ce n’est pas déjà fait :
créez votre compte sur info-retraite.fr, téléchargez votre relevé de
carrière et vérifiez ligne par ligne que toutes vos périodes d’activité
y figurent. C’est gratuit et cela prend une demi-heure.

Étape 2 : mesurer l’écart, pas le taux de remplacement théorique

On lit souvent qu’il faut viser « 70 % de son dernier salaire ». Ce genre de
règle générale ne veut pas dire grand-chose appliqué à un foyer précis.
Ce qui compte, c’est la différence entre deux montants concrets :

  • ce que vous dépensez réellement chaque mois, hors dépenses qui vont
    disparaître (crédit immobilier remboursé, enfants devenus autonomes,
    frais de trajet domicile-travail) ;
  • ce que vos pensions vous verseront, tous régimes confondus.

L’écart entre les deux, multiplié par douze, donne le besoin annuel à
couvrir. Multiplié par une durée de retraite plausible, il donne l’ordre de
grandeur du capital à constituer. Ce calcul, fait honnêtement, dégrise
parfois — mais il rend les décisions évidentes.

Un ordre de grandeur, pour fixer les idées

Un écart de 500 € par mois à couvrir pendant vingt ans représente
120 000 € à financer, avant même de tenir compte de l’inflation et des
rendements. Réparti sur quinze ans d’épargne, cela suppose de mettre de côté
plusieurs centaines d’euros par mois. Réparti sur cinq ans, l’effort devient
difficilement supportable. Le temps est ici la variable la plus puissante,
devant le choix du support.

Étape 3 : choisir les bons supports, dans le bon ordre

Support Ce qu’il apporte Ce qu’il coûte ou contraint
Plan d’épargne retraite (PER) Les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. L’avantage croît avec la tranche d’imposition. L’argent est bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage prévus par la loi (dont l’achat de la résidence principale). Il est imposé à la sortie.
Assurance-vie Disponible à tout moment, fiscalité des retraits allégée après huit ans, outil de transmission puissant. Aucune déduction à l’entrée. Le rendement dépend entièrement des supports choisis, avec risque de perte en capital hors fonds en euros.
Plan d’épargne en actions (PEA) Gains exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans, prélèvements sociaux restant dus. Plafond de versement de 150 000 €. Investi en actions européennes : volatilité élevée, à réserver à un horizon long.
Immobilier locatif Un revenu régulier à la retraite, et un effet de levier possible tant que vous êtes en activité et empruntable. Gestion, vacance, travaux, fiscalité des revenus fonciers. Peu liquide : on ne vend pas une chambre.
SCPI De l’immobilier sans gestion directe, accessible avec un ticket modeste et mutualisé sur de nombreux biens. Frais d’entrée élevés, revente parfois lente, valeur de part qui peut baisser.

Aucun de ces supports n’est supérieur aux autres dans l’absolu. Les SCPI achetées à crédit conviennent à qui dispose d’une capacité d’emprunt et vise un revenu régulier sans gestion locative à assurer ; elles demandent en échange un horizon long et l’acceptation d’un capital qui n’est pas garanti. Le PER, lui, n’a d’effet réel que pour un foyer fortement imposé, et coûte en disponibilité ce qu’il apporte en fiscalité. L’arbitrage se fait sur
votre tranche d’imposition, votre horizon et votre besoin de disponibilité —
pas sur le classement du moment.

Sur les montants cités. Les seuils, abattements et taux
indiqués sur cette page sont ceux en vigueur au moment de sa rédaction,
en août 2026, et chaque source est datée. La fiscalité change à chaque
loi de finances : vérifiez la valeur en vigueur avant toute décision,
ou faites-la vérifier.

Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher

Attendre d’avoir « le temps de s’en occuper »

C’est l’erreur numéro un, et la seule qui soit strictement irrattrapable.
Chaque année perdue doit être compensée par un effort d’épargne plus élevé,
de façon non linéaire.

Bloquer de l’argent dont on aura besoin

Un PER rempli au maximum par un ménage sans épargne de précaution, c’est un
crédit à la consommation en perspective au premier imprévu. On constitue
d’abord une réserve disponible, ensuite seulement de l’épargne bloquée.

Confondre rendement affiché et rendement perçu

Frais d’entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage, fiscalité, vacance
locative pour l’immobilier : entre le chiffre de la plaquette et ce qui
arrive sur le compte, l’écart se compte en points, pas en décimales.

Négliger le conjoint

Une stratégie retraite bâtie sur deux pensions s’effondre au premier décès.
La pension de réversion ne couvre qu’une partie, sous conditions. Cela se
chiffre, et cela s’anticipe.

Décider seul de la date de départ

Partir six mois plus tôt ou plus tard change le montant de la pension à vie.
Cette décision se prend avec un chiffrage précis des trimestres, pas au
sentiment.

Un exemple chiffré

Illustration pédagogique, construite à partir de situations courantes.
Elle ne décrit pas un client réel.

La situation. Cadre de 48 ans, célibataire, revenu net
imposable de 62 000 €. Tranche marginale d’imposition à 30 %.
Résidence principale en cours de remboursement. 40 000 € d’épargne
disponible. Aucun dispositif d’épargne retraite.

Le chiffrage. L’estimation de pension fait apparaître une
baisse de revenus d’environ 1 100 € par mois par rapport au niveau de vie
actuel, une fois le crédit immobilier soldé. Sur vingt ans de retraite, le
besoin à couvrir dépasse 260 000 €.

La stratégie retenue. Conserver 20 000 € en épargne
immédiatement disponible et cesser d’en accumuler davantage. Engager l’achat de parts de SCPI à crédit : les loyers couvrent une part de la mensualité, les intérêts d’emprunt se déduisent des revenus fonciers, et le capital se constitue sans immobiliser l’épargne déjà en place.
Ouvrir en parallèle une assurance-vie, pour prendre date fiscalement et
disposer d’une poche non bloquée. Réexaminer l’ensemble à cinquante-cinq
ans, lorsque la question de la date de départ deviendra concrète.

Ce que l’exemple montre. La combinaison compte plus que le
produit. Les SCPI à crédit apportent un revenu futur sans effort d’épargne immédiat, l’assurance-vie la souplesse, l’épargne disponible la sécurité. Chacun pris isolément aurait laissé un
angle mort.

À quel âge s’y prendre ?

Âge Ce qui est encore possible
35 – 45 ans Tout. L’effort mensuel reste modeste et le temps fait l’essentiel du travail. C’est aussi la période où l’effet de levier du crédit immobilier est le plus accessible.
45 – 55 ans Beaucoup. Les revenus sont généralement au plus haut et la fiscalité aussi : c’est la fenêtre où l’achat à crédit a le plus d’effet, la capacité d’emprunt étant alors à son maximum. Le relevé de carrière doit être vérifié maintenant.
55 – 62 ans L’essentiel se joue désormais sur le calendrier : date de départ, trimestres, rachats éventuels, ordre des retraits. Les marges d’épargne sont réduites, celles d’optimisation ne le sont pas.
Après le départ Le sujet devient la gestion des retraits, la fiscalité des revenus complémentaires et la transmission. Il reste beaucoup à faire, mais plus dans la constitution.

Qui vous accompagne

Bruno Lagorce, conseiller en gestion de patrimoine

Avense est le cabinet de Bruno Lagorce, conseiller en investissements
financiers inscrit à l’ORIAS sous le numéro 17005343.
L’accompagnement porte sur l’ensemble de votre situation :
revenus, épargne, immobilier, crédits, fiscalité, retraite,
protection du conjoint et transmission.

Vous pouvez vérifier cette inscription à tout moment sur le registre
public de l’ORIAS, et demander les documents d’entrée en relation
avant tout engagement.
En savoir plus sur le cabinet

Questions fréquentes

À partir de quel âge faut-il commencer à préparer sa retraite ?

Dès que le budget le permet, en pratique vers trente-cinq ou quarante ans. Ce n’est pas une question de montant : verser 100 € par mois pendant vingt-cinq ans produit davantage que 400 € par mois pendant cinq ans, et sans peser sur le budget.

Les SCPI conviennent-elles pour préparer sa retraite ?

Elles versent des revenus réguliers sans aucune gestion locative à assurer, ce qui correspond au besoin d’un complément de revenus une fois la retraite venue. En contrepartie, le capital n’est pas garanti, la valeur de la part peut baisser, la revente prend de quelques semaines à plusieurs mois, et les frais de souscription — de l’ordre de 8 à 12 % — imposent de raisonner sur au moins huit à dix ans.

Faut-il rembourser son crédit immobilier ou épargner ?

Cela dépend du taux du crédit comparé au rendement attendu de l’épargne, mais aussi de votre situation fiscale et de votre besoin de sécurité. Un crédit ancien à taux faible se rembourse rarement par anticipation ; un crédit récent à taux élevé, souvent. Le calcul se fait, il ne se devine pas.

Faut-il acheter ses SCPI à crédit ou au comptant ?

À crédit tant que vous êtes en activité et imposé : les intérêts se déduisent des revenus fonciers, et les loyers percus allègent l’effort d’épargne. Au comptant, ou en nue-propriété, lorsque l’objectif est de percevoir tout de suite ou de préparer une transmission. Le choix se calcule sur votre tranche marginale et sur le nombre d’années qui vous séparent de la retraite.

Que se passe-t-il si je décède avant la retraite ?

Les sommes ne sont pas perdues : elles reviennent aux bénéficiaires désignés, avec un traitement fiscal qui dépend du type de plan et de votre âge au décès. Encore faut-il que la clause bénéficiaire soit à jour — c’est l’un des points les plus souvent négligés.

Combien coûte un accompagnement pour préparer sa retraite ?

Le rendez-vous de découverte est offert. Une étude patrimoniale complète, incluant le chiffrage retraite, fait l’objet d’un devis généralement compris entre 400 € et 1 500 € TTC selon la complexité du dossier.

Pour aller plus loin

Sources

Premier échange sans engagement

Savoir où vous en êtes vraiment

Apportez votre relevé de carrière : en une heure, vous saurez de
combien vous risquez de manquer, et ce que cela suppose d’épargner.
C’est le point de départ de toute décision sérieuse.

Bureau de rendez-vous : 29 Av. des Minimes, 31200 Toulouse
Téléphone : 06 87 85 58 81
E-mail : contact@avense.fr


Les informations présentées sur cette page sont générales
et ne constituent pas une recommandation personnalisée.
Tout investissement comporte des risques, notamment un risque
de perte en capital. Une recommandation doit tenir compte de votre
situation financière, de vos connaissances, de vos objectifs,
de votre horizon et de votre capacité à supporter les pertes.
Les chiffres cités renvoient à leur source et à leur date :
ils évoluent, vérifiez-les avant toute décision.

Premier échange sans engagement

Environ une heure pour faire le point, sans frais, et vous dire franchement si un accompagnement a un intérêt pour vous.

Prendre rendez-vous06 87 85 58 81

À retenir

  • Le relevé de carrière se vérifie avant tout calcul : une erreur de trimestres se corrige d’autant mieux qu’on s’y prend tôt.
  • Chaque année perdue se rattrape par un effort d’épargne plus élevé, et la progression n’est pas linéaire.
  • Une stratégie bâtie sur deux pensions s’effondre au premier décès : la question du conjoint se chiffre.

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