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Droits du concubin survivant : héritage, usufruit et succession

Dernière vérification juridique : 27 juillet 2026.

Après dix, vingt ou trente ans de vie commune, il paraît naturel de penser que le partenaire survivant sera protégé. Pourtant, en matière de succession, la durée de la relation ne crée aucun droit automatique. Le concubin survivant n’est pas un héritier légal : sans testament, il ne reçoit pas les biens de son partenaire décédé.

La difficulté ne se limite pas à l’héritage. Le décès peut également remettre en cause l’occupation du logement, faire naître une indivision avec les enfants ou la famille du défunt, et entraîner une taxation de 60 % sur les biens légués au concubin. Le PACS améliore fortement la fiscalité, mais il ne rend pas non plus le partenaire héritier. Le mariage, lui, ouvre des droits successoraux propres.

À retenir immédiatement : pour protéger un concubin, il faut généralement combiner un testament, une clause bénéficiaire d’assurance-vie bien rédigée et une organisation cohérente du logement détenu en indivision. Selon le projet du couple, le PACS ou le mariage peut modifier profondément le résultat.

Famille devant sa maison évoquant la protection du concubin survivant
Une vie commune, même ancienne, ne crée pas à elle seule de droits successoraux entre concubins.

Quels sont les droits du concubin survivant ?

En droit français, le concubinage est une union de fait. Deux personnes peuvent partager leur vie, leurs dépenses, leurs projets et leur résidence principale sans acquérir pour autant la qualité d’héritier l’une vis-à-vis de l’autre.

Au décès de son partenaire, le concubin survivant conserve uniquement ce qui lui appartient déjà :

  • ses biens personnels ;
  • les sommes placées sur ses comptes individuels ;
  • sa quote-part dans les biens achetés en indivision ;
  • les capitaux d’assurance-vie dont il a été désigné bénéficiaire, sous réserve des règles applicables au contrat ;
  • les biens ou droits qui lui ont été valablement légués par testament.

Il ne devient pas propriétaire de la part du défunt parce qu’il a participé à la vie du foyer ou au remboursement de certaines dépenses. Lorsqu’un bien a été financé de manière inégale, les preuves des apports, des virements et des remboursements peuvent donc devenir essentielles.

Attention au vocabulaire : dans le langage courant, le mot « conjoint » désigne souvent la personne avec laquelle on vit. Juridiquement, le conjoint survivant est l’époux ou l’épouse. Le concubin et le partenaire pacsé relèvent de règles différentes.

Concubinage, PACS ou mariage : quelles différences au décès ?

Le niveau de protection du survivant dépend d’abord du statut du couple. Le tableau suivant résume les principales différences, mais chaque situation doit être analysée en tenant compte des enfants, du logement, du patrimoine et des dispositions déjà prises.

Situation Héritier automatique Testament nécessaire pour hériter Fiscalité successorale Logement principal Pension de réversion
Concubinage Non Oui 60 % après un abattement de 1 594 € Aucun droit successoral automatique sur un logement appartenant au défunt Non
PACS Non Oui Exonération de droits de succession Protection temporaire d’un an dans certaines situations Non
Mariage Oui Non pour les droits légaux ; utile pour les aménager Exonération de droits de succession Droits spécifiques du conjoint survivant Possible sous les conditions du régime concerné

Le PACS protège fiscalement, mais ne crée pas d’héritage automatique

Un partenaire pacsé ne reçoit rien dans la succession en l’absence de testament. En revanche, lorsqu’il est désigné comme légataire, il est exonéré de droits de succession. C’est une différence majeure avec le concubin, taxé comme une personne sans lien de parenté.

Le partenaire pacsé peut aussi bénéficier, sous conditions, d’une occupation gratuite du logement principal pendant un an ou du remboursement des loyers durant cette période. Cette protection temporaire ne doit pas être confondue avec un droit de propriété définitif.

Le mariage crée des droits successoraux propres

L’époux survivant est un héritier légal. Ses droits varient selon la présence d’enfants communs, d’enfants d’une autre union, des parents du défunt et des dispositions prises pendant la vie du couple. Il bénéficie également d’une exonération de droits de succession et peut, selon les régimes de retraite, prétendre à une pension de réversion.

Maison et clés illustrant les différences entre concubinage, PACS et mariage
Concubinage, PACS et mariage ne produisent pas les mêmes effets juridiques ni fiscaux au décès.

Que se passe-t-il si un concubin décède sans testament ?

Sans testament, les biens personnels du défunt reviennent à ses héritiers légaux. S’il a des enfants, ceux-ci héritent. En l’absence de descendant, la succession peut revenir à ses parents, à ses frères et sœurs ou à d’autres membres de sa famille selon l’ordre prévu par la loi.

Le concubin survivant ne reçoit donc ni part minimale, ni usufruit automatique, ni droit viager sur le logement. Il peut avoir partagé toute la vie du défunt et rester juridiquement étranger à sa succession.

Les parents du défunt sont-ils héritiers réservataires ?

Non. Les parents ne sont plus héritiers réservataires. La réserve héréditaire protège principalement les descendants. En l’absence de descendant, le conjoint survivant marié bénéficie lui aussi d’une réserve dans certaines conditions. Cette précision est importante, car elle détermine la part pouvant être librement transmise par testament.

Le concubin conserve-t-il sa part dans les biens communs ?

Les concubins n’ont pas de communauté légale de biens. Chacun reste propriétaire de ses biens personnels et de sa quote-part dans les biens achetés ensemble. Ainsi, si une maison a été acquise à 50/50, le survivant conserve sa moitié. Seule la moitié du défunt entre dans la succession.

Que devient le logement du concubin après le décès ?

Le logement constitue souvent la principale inquiétude du survivant. La réponse dépend du titre de propriété ou du contrat de location.

Le logement appartenait uniquement au défunt

Si le défunt était seul propriétaire, le logement entre dans sa succession. Sans testament lui attribuant un droit précis, le concubin n’a aucun droit automatique lui permettant de rester dans les lieux. Les héritiers peuvent accepter une occupation temporaire, proposer une location, vendre le bien ou en demander la libération.

Le logement a été acheté à deux en indivision

Le survivant conserve la quote-part inscrite dans l’acte d’achat. La part du défunt revient à ses héritiers ou aux bénéficiaires désignés par testament. Le concubin peut ainsi devenir indivisaire avec les enfants ou la famille du défunt.

Plusieurs solutions peuvent être envisagées :

  • maintenir temporairement l’indivision ;
  • racheter la quote-part transmise aux héritiers ;
  • vendre le bien et partager le prix ;
  • organiser par convention les conditions d’occupation et la répartition des charges.

Le principal risque est financier : le survivant peut souhaiter conserver la résidence principale sans disposer des liquidités ou de la capacité d’emprunt nécessaires pour indemniser les héritiers.

Le couple était locataire

Le transfert du bail peut être demandé par le concubin notoire qui vivait avec le locataire décédé depuis au moins un an à la date du décès. En présence de plusieurs personnes pouvant prétendre au bail, le juge peut être amené à trancher. Les justificatifs de domicile commun, factures, attestations et documents administratifs peuvent alors être utiles.

Documents immobiliers servant à organiser le logement après le décès d’un concubin
La protection du logement se prépare dès l’acquisition, en vérifiant les quotes-parts et le financement réel de chacun.

Comment protéger son concubin par testament ?

Le testament est le premier outil à envisager lorsque l’on souhaite transmettre un bien à son concubin. Il peut prévoir un legs en pleine propriété, une somme d’argent, un usufruit ou un droit d’usage et d’habitation.

Le testament ne permet toutefois pas de priver les enfants de leur réserve héréditaire. La part librement transmissible, appelée quotité disponible, dépend du nombre d’enfants :

  • avec un enfant, la quotité disponible représente la moitié du patrimoine successoral ;
  • avec deux enfants, elle représente un tiers ;
  • avec trois enfants ou plus, elle représente un quart.

En l’absence d’enfant et de conjoint marié, une part plus importante du patrimoine peut généralement être léguée au concubin. La difficulté fiscale demeure cependant : le bien transmis reste, en principe, taxé à 60 % après l’abattement de 1 594 €.

Pourquoi faire relire le testament par un notaire ?

Un testament imprécis peut produire un résultat très différent de celui recherché. Il faut notamment identifier clairement le bénéficiaire, préciser le bien ou le droit transmis et vérifier la compatibilité du legs avec la réserve des enfants. Pour un logement, une famille recomposée ou un patrimoine important, une rédaction accompagnée est vivement recommandée.

Peut-on léguer l’usufruit du logement à son concubin ?

Oui. Un testament peut attribuer au concubin l’usufruit de la résidence principale. Le survivant pourra alors utiliser le bien et, selon les termes retenus, le louer et en percevoir les revenus. Les héritiers détiendront la nue-propriété et récupéreront la pleine propriété à l’extinction de l’usufruit.

Cette solution peut sécuriser l’occupation du logement sans transmettre immédiatement sa pleine propriété. Elle doit néanmoins respecter la réserve héréditaire et tenir compte de la fiscalité. La valeur de l’usufruit reçu par le concubin est soumise aux droits de succession selon le barème applicable à son âge.

Usufruit ou droit d’usage et d’habitation ?

L’usufruit confère des droits étendus. Le droit d’usage et d’habitation est plus limité : il permet essentiellement au bénéficiaire d’occuper le logement dans les conditions prévues. Lorsque l’objectif est seulement de permettre au survivant de rester chez lui, cette seconde solution peut parfois être plus adaptée.

Le choix dépend de la composition familiale, de la valeur du bien, des ressources du survivant et des relations avec les héritiers. Il doit être chiffré, et pas seulement envisagé sur le plan juridique.

L’assurance-vie protège-t-elle efficacement le concubin survivant ?

L’assurance-vie est souvent plus efficace qu’un legs classique pour transmettre des liquidités à un concubin. Le capital versé au bénéficiaire désigné relève en principe d’un régime spécifique et ne fait pas partie de la succession, sous réserve notamment de l’absence de primes manifestement exagérées.

Pour les versements relevant du régime applicable avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut bénéficier d’un abattement de 152 500 €. Au-delà, un prélèvement spécifique s’applique selon les seuils prévus par la loi. Pour les primes versées après 70 ans, la part des primes dépassant un abattement global de 30 500 € est soumise aux droits de succession en fonction du lien entre le bénéficiaire et l’assuré ; les gains suivent un traitement distinct.

Le capital peut notamment permettre au survivant de :

  • faire face aux dépenses immédiates après le décès ;
  • rembourser une partie du crédit immobilier ;
  • racheter la part des héritiers dans la résidence principale ;
  • payer les droits dus sur un bien reçu par testament ;
  • maintenir son niveau de vie pendant la réorganisation du patrimoine.

La clause bénéficiaire doit être parfaitement identifiable

Une clause standard rédigée au profit de « mon conjoint » ne désigne pas nécessairement un concubin. Le bénéficiaire doit être identifié sans ambiguïté, et la clause doit être réexaminée après un PACS, un mariage, une séparation, une naissance ou une modification importante du patrimoine.

Point de vigilance : si aucun bénéficiaire n’est valablement désigné, le capital peut réintégrer la succession. L’assurance-vie ne doit donc pas être présentée comme automatiquement « hors succession » dans toutes les situations.

Contrat et clés illustrant le testament et l’assurance-vie du concubin survivant
Testament et assurance-vie répondent à des objectifs complémentaires : transmettre un droit et fournir des liquidités.

Indivision et décès : que devient un bien acheté par les deux concubins ?

Dans une acquisition en indivision, chaque concubin détient la quote-part mentionnée dans l’acte : 50/50, 60/40 ou toute autre répartition. Cette proportion devrait correspondre au financement réel de chacun, en tenant compte de l’apport et de la prise en charge du crédit.

Au décès, la quote-part du défunt est transmise à ses héritiers ou à son légataire. Le survivant conserve la sienne. Il ne récupère pas automatiquement l’autre part, même s’il a occupé le bien pendant de nombreuses années.

Pourquoi une répartition 50/50 peut-elle poser problème ?

Si un concubin finance 80 % du bien mais que l’acte prévoit une propriété à parts égales, la situation peut devenir conflictuelle. Il est donc préférable que l’acte reflète le financement convenu et que les mouvements de fonds restent traçables.

Une convention d’indivision peut encadrer la gestion du logement, les dépenses, l’occupation et les décisions importantes. D’autres montages peuvent être étudiés avec un notaire, mais aucun ne doit être choisi uniquement pour son apparente simplicité fiscale.

Quels droits de succession le concubin survivant doit-il payer ?

Pour l’administration fiscale, le concubin est considéré comme une personne sans lien de parenté avec le défunt. Lorsqu’il reçoit un bien par testament, il bénéficie d’un abattement de 1 594 €. La part restante est taxée au taux de 60 %.

Exemple : un legs de 200 000 € au concubin

  • Valeur nette reçue : 200 000 €
  • Abattement : 1 594 €
  • Base taxable : 198 406 €
  • Droits de succession à 60 % : 119 043,60 €
  • Valeur restant après ces droits : 80 956,40 €, avant les autres frais éventuels

Ce calcul montre pourquoi un testament utilisé seul peut être insuffisant. Le survivant peut recevoir la maison tout en étant incapable de payer les droits nécessaires pour la conserver.

Quelle différence avec le partenaire pacsé ?

Le partenaire pacsé désigné par testament est exonéré de droits de succession. Il faut cependant conserver les deux étapes : le PACS supprime la taxation successorale, mais le testament crée le droit d’hériter. Sans testament, le partenaire pacsé n’est toujours pas héritier.

Balance de justice et alliances comparant la fiscalité du concubin et du conjoint marié
La fiscalité constitue l’une des principales différences entre concubinage, PACS et mariage.

Comment protéger concrètement son concubin en cas de décès ?

Une protection efficace repose rarement sur un seul document. Elle doit répondre à trois questions : que recevra le survivant, pourra-t-il rester dans son logement et disposera-t-il des liquidités nécessaires ?

1. Faire l’inventaire du patrimoine et des dettes

Il faut distinguer les biens personnels, les biens indivis, les comptes, les contrats d’épargne, les assurances, les crédits et les engagements de caution. Cette photographie permet de mesurer la situation réelle du survivant.

2. Vérifier les titres de propriété

Pour chaque bien immobilier, l’acte d’acquisition précise les propriétaires et leurs quotes-parts. Il faut également vérifier la cohérence entre ces quotes-parts et le financement réellement supporté par chacun.

3. Rédiger un testament adapté

Le testament doit indiquer ce qui est transmis et sous quelle forme : pleine propriété, usufruit, droit d’habitation ou somme d’argent. Il doit respecter les droits des enfants et rester cohérent avec les autres contrats.

4. Mettre à jour les clauses bénéficiaires

Les clauses des assurances-vie et des contrats de prévoyance doivent être relues régulièrement. Une clause ancienne ou ambiguë peut empêcher le versement au bénéficiaire réellement souhaité.

5. Chiffrer le besoin de liquidités

Il faut calculer le capital nécessaire pour payer les droits, solder une partie du crédit, racheter la part des héritiers et couvrir plusieurs mois de dépenses. Cette étape transforme une intention de protection en solution réellement finançable.

6. Comparer objectivement le concubinage, le PACS et le mariage

Le choix du statut ne doit pas être dicté uniquement par l’impôt. Il faut également considérer les droits successoraux, le logement, la réversion, les obligations mutuelles et les conséquences d’une éventuelle séparation.

7. Coordonner le notaire et le conseiller patrimonial

Le notaire sécurise les actes, le testament et l’organisation juridique de l’immobilier. Le conseiller patrimonial peut modéliser les conséquences financières, examiner les contrats d’assurance-vie et de prévoyance, puis vérifier que le survivant disposera de ressources suffisantes.

Avense peut intervenir dans cette réflexion patrimoniale et travailler en complément du notaire. La présentation de Bruno Lagorce et de ses habilitations professionnelles permet de vérifier le cadre de cet accompagnement.

Couple préparant la protection du partenaire survivant avec des documents patrimoniaux
Une stratégie utile doit rester compréhensible, juridiquement valable et financièrement supportable.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

  • Penser que la durée de la vie commune crée des droits : même après plusieurs décennies, le concubin n’est pas héritier légal.
  • Confondre PACS et héritage automatique : le PACS exonère le partenaire désigné, mais le testament reste nécessaire.
  • Utiliser uniquement un testament : à 60 % de taxation, le bénéficiaire peut manquer de liquidités pour conserver le bien.
  • Écrire « mon conjoint » dans une clause bénéficiaire : cette formulation peut ne pas viser clairement le concubin.
  • Ignorer les quotes-parts de l’acte d’achat : le financement réel ne remplace pas automatiquement ce qui est inscrit dans l’acte.
  • Présenter l’assurance-vie comme toujours hors succession : l’absence de bénéficiaire ou des primes manifestement exagérées peuvent modifier le traitement.
  • Attendre un problème de santé : certaines solutions deviennent plus difficiles à mettre en place lorsque l’urgence est déjà présente.
Conseiller analysant les besoins financiers du concubin survivant
Le besoin de protection doit être chiffré : logement, crédit, fiscalité et revenus futurs.

Cas pratique : une maison achetée à deux avec des enfants

Sophie et Marc vivent en concubinage depuis quinze ans. Ils ont deux enfants et possèdent leur résidence principale à parts égales. La maison vaut 360 000 € et le capital restant dû sur le prêt s’élève à 80 000 €.

Si Marc décède sans testament, Sophie conserve sa moitié. La quote-part de Marc entre dans sa succession et revient à leurs enfants. Sophie devient indivisaire avec eux. Elle n’hérite pas automatiquement de l’usufruit de la part de Marc et ne bénéficie pas d’un droit viager sur le logement.

Un testament pourrait attribuer à Sophie un usufruit ou un droit d’habitation dans la limite de la quotité disponible. Une assurance-vie pourrait lui fournir le capital nécessaire pour poursuivre le remboursement du crédit ou organiser le rachat d’une quote-part. Un PACS accompagné d’un testament supprimerait les droits de succession sur le legs, mais le PACS seul ne suffirait toujours pas à la rendre héritière.

Cet exemple montre que la solution ne consiste pas simplement à « donner la maison ». Il faut coordonner le droit transmis, la fiscalité, le crédit restant et les besoins des enfants.

Questions fréquentes sur le concubin survivant

Un concubin hérite-t-il automatiquement après un décès ?

Non. Le concubin n’est pas un héritier légal. Il ne reçoit une part de la succession que si le défunt l’a désigné dans un testament, dans la limite des droits des héritiers réservataires.

Le concubin peut-il rester dans la maison du défunt ?

Pas automatiquement si la maison appartenait uniquement au défunt. Un testament peut lui attribuer un usufruit ou un droit d’habitation. Si le logement était détenu en indivision, il conserve sa propre quote-part.

Le PACS suffit-il pour hériter de son partenaire ?

Non. Le partenaire pacsé doit être désigné par testament. L’intérêt fiscal du PACS est important, car le partenaire ainsi désigné est exonéré de droits de succession.

Quel est le taux des droits de succession entre concubins ?

Le concubin bénéficie d’un abattement de 1 594 €, puis la part taxable est imposée à 60 %.

Peut-on léguer uniquement l’usufruit au concubin ?

Oui, à condition de respecter la réserve héréditaire. La valeur de cet usufruit est néanmoins soumise à la fiscalité successorale applicable au concubin.

Une assurance-vie est-elle toujours hors succession ?

Elle relève en principe d’un régime distinct, mais ce principe connaît des limites. La clause bénéficiaire, l’âge au moment des versements, le montant des primes et leur éventuel caractère manifestement exagéré doivent être examinés.

Le concubin ou le partenaire pacsé peut-il percevoir une pension de réversion ?

Non. La pension de réversion est réservée aux personnes mariées ou ayant été mariées, sous réserve des conditions propres au régime concerné.

Les parents du défunt sont-ils héritiers réservataires ?

Non. Les descendants sont les principaux héritiers réservataires. En l’absence de descendant, le conjoint survivant marié dispose d’une réserve dans les conditions prévues par la loi.

Sources officielles utilisées pour vérifier les informations

Les règles peuvent produire des effets différents selon la composition familiale, l’existence d’enfants d’une précédente union, la nationalité des personnes, la localisation des biens et les actes déjà signés. Une validation individualisée reste nécessaire avant toute décision.

Vérifier que votre partenaire pourra réellement rester protégé

Une organisation successorale utile ne se résume pas à un testament. Elle doit préciser les droits transmis, mesurer la fiscalité, sécuriser le logement et prévoir les liquidités dont le survivant aura besoin.

Avense peut réaliser cette analyse patrimoniale et coordonner les aspects financiers avec les actes relevant du notaire.

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Ce qu’il faut retenir

Le concubin survivant n’hérite pas automatiquement. Il conserve ses biens et sa part d’indivision, mais la part du défunt revient à ses héritiers en l’absence de testament. Un legs peut lui transmettre un bien, un usufruit ou un droit d’habitation, avec une fiscalité pouvant atteindre 60 % après un faible abattement.

Le PACS améliore considérablement la fiscalité sans créer, à lui seul, de droit successoral. Le mariage apporte une protection légale plus large. Dans tous les cas, la solution la plus solide associe une organisation juridique claire, des clauses bénéficiaires à jour et un financement suffisant pour permettre au survivant de conserver concrètement ce qui lui est transmis.